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Marqous remet à l'ambassadeur français une copie des notes de protestation sur la protection des journalistes

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Marqous remet à l'ambassadeur français une copie des notes de protestation sur la protection des journalistes
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Le ministre de l'Information Paul Marqous a reçu dans son bureau ministériel l'ambassadeur de France Hervé Magro, accompagné du conseiller politique Romain Calvary et du conseiller médias Marwan al-Tayibi, qui ont répondu à l'invitation du ministre. Le ministre Marqous a remis à l'ambassadeur français une copie de la note qu'il avait signée aujourd'hui et envoyée à la représentante du Liban auprès du Conseil des droits de l'homme par le biais du ministère des Affaires étrangères et des Émigrés, pour déposer une plainte auprès du Conseil concernant la protection des journalistes et des professionnels des médias.

Magro a ensuite précisé que « la réunion a abordé le sujet de la liberté de la presse et des journalistes libanais qui ont été ciblés pendant le conflit actuel. »

De son côté, le ministre de l'Information a évoqué le contenu des réunions qu'il mène, déclarant : « Ces réunions ne sont pas terminées, et nous soumettons des notes de protestation à toutes les parties concernées par le maintien de la sécurité des journalistes et de la liberté de la presse, car nous considérons que les attaques israéliennes contre les journalistes — »

Il a ajouté : « Les réunions que nous avons poursuivies aujourd'hui, qui avaient commencé avec le chef de la mission de l'Union européenne au Liban et les ambassadeurs des États membres de l'UE, l'UNIFIL et l'UNESCO, en plus des notes de protestation que nous avons soumises et de l'effort que nous avons fourni avec le ministère des Affaires étrangères et des Émigrés, visent à ajouter ces attaques au dossier soumis par le ministère des Affaires étrangères au Conseil de sécurité de l'ONU. »

Il a poursuivi : « Aujourd'hui spécifiquement, j'ai signé la note envoyée à notre représentante au Conseil des droits de l'homme, l'ambassadrice Caroline Ziadeh, pour renforcer le dossier au Conseil des droits de l'homme, afin que le ministère des Affaires étrangères puisse prendre les mesures nécessaires là-bas. Nous avons également reçu aujourd'hui le bâtonnier à la tête d'une délégation et le président du syndicat de la presse Auni al-Kak'i, puis l'ambassadeur de France Hervé Magro à la tête d'une délégation de l'ambassade, et nous lui avons remis les notes que nous avons soumises aux organisations internationales en coopération avec le ministère des Affaires étrangères et des Émigrés. J'ai également demandé à Son Excellence l'Ambassadeur et à l'ambassade de France à Beyrouth de nous soutenir aussi par le biais de leur mission au Conseil des droits de l'homme pour la plainte que nous soumettons. »

Il a été interrogé : Allez-vous saisir la Cour pénale internationale ?

Il a répondu : « Nous, au ministère de l'Information, ne pouvons pas nous adresser directement à cette cour. L'État libanais avait précédemment chargé, le 29 octobre 2025, à ma demande, le ministère de la Justice d'étudier les options juridiques disponibles, et le Conseil des ministres le mois dernier a pris deux décisions à ma demande, pour déposer les informations documentées dont nous disposons auprès du Comité de droit international humanitaire qui complète les procédures nécessaires, et nous avons eu de bonnes nouvelles de leur part concernant l'invitation du Haut-Commissaire aux droits de l'homme à visiter le Liban pour enquêter sur les informations documentées concernant le ciblage des journalistes, en plus de leur contribution à déposer la plainte devant le Conseil des droits de l'homme à Genève. »

Il a ajouté : « Le rôle du ministère de l'Information est de contribuer à la préparation de ces dossiers et plaintes et à la mobilisation de la pression diplomatique et juridique pour accompagner les mouvements centralisés du gouvernement. »

Il a été interrogé : Avez-vous obtenu des garanties après les contacts que vous avez effectués contre le ciblage des journalistes ?

Il a répondu : « Nous avons discuté de cette question lors des deux dernières réunions avec l'UNIFIL, où nous avons demandé l'activation du mécanisme mis en place avec l'UNIFIL concernant les journalistes, et ils nous ont dit qu'ils n'ont aucune garantie de la partie israélienne. Mais ce mécanisme fonctionne en notifiant les journalistes de leur présence dans certains centres ou zones dans la zone de danger, mais sans garantie, donc cette question revient aux collègues, qui doivent faire preuve de prudence et adopter les mesures de protection et de précaution nécessaires, car nous faisons face à des risques. »

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