Liban

L'horizon entre l'État et le Hezbollah semble bouché — tout vacille, les négociations dérivent sans aucune perspective à l'heure actuelle. Le cessez-le-feu vacille, ou plus précisément est tombé au sud du Litani.
Seules les positions à plafond élevé du président Joseph Aoun et du secrétaire général du Hezbollah cheikh Naim Qassem dominent les titres.
Des sources diplomatiques ont transmis le soutien de Riyad aux négociations menées par le président Aoun. En revanche, des positions contradictoires émanent d'Ain el-Tineh sur les négociations directes. Cependant, les informations d'Al-Jadeed indiquent que le président Berri conditionne les négociations directes à un retrait israélien, à l'arrêt de l'agression, à la libération des prisonniers et au retour des habitants vers le sud.
La réunion des trois présidents a été reportée à mercredi à titre provisoire. Des sources ont indiqué que la réunion discutera de la manière d'autonomiser l'État, de fortifier le front intérieur, d'affirmer l'accord de Taëf et du sort des négociations.
Pendant ce temps, alors que le camp du Hezbollah adresse des critiques au président Aoun pour sa gestion des négociations, des sources diplomatiques affirment que la déclaration du ministre israélien des Affaires étrangères Katz selon laquelle Aoun joue l'avenir du pays est un signal indiquant que le président doit non seulement émettre des déclarations mais prendre des mesures pratiques pour circonscrire les activités du Hezbollah.
Sur un autre front, les informations d'Al-Jadeed indiquent que des préparatifs sont en cours pour une visite attendue du Premier ministre Nawaf Salam en Syrie, où il rencontrera le président Ahmad al-Charaa pour discuter de divers dossiers communs entre les deux pays, en parallèle avec des démarches pratiques entreprises par la Sûreté générale en coordination avec les autorités syriennes sur le dossier des déplacés syriens pour assurer leur retour prochain.
Des sources politiques ont souligné l'importance de la visite de l'ancien chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt à Damas et sa rencontre avec le président al-Charaa.
Il est notable qu'al-Charaa n'était pas assis dans le fauteuil présidentiel lors de la réunion — un message clair sur l'importance de son invité.
Sur le fond, le président syrien a veillé à maintenir la relation entre le Liban et la Syrie dans un cadre institutionnel.



