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Une analyse d'images satellites révèle des mouvements indiquant un possible stock nucléaire caché dans des tunnels entourant le site d'Ispahan en Iran, suscitant une inquiétude croissante à Washington et Tel Aviv.

Une analyse d'images satellites a révélé des mouvements indiquant la présence possible de stocks nucléaires cachés dans des tunnels entourant le site d'Ispahan en Iran, un site qui suscite une inquiétude croissante tant à Washington qu'à Tel Aviv.
Le site de conversion d'uranium d'Ispahan est l'une des installations les plus importantes du programme nucléaire iranien, où les matières premières sont transportées pour être retraitées et converties en hexafluorure d'uranium, un élément clé des processus d'enrichissement, selon ce qu'a rapporté le réseau "CNN".
Au cours des derniers mois, plusieurs sites sensibles en Iran, y compris des universités, des installations de production d'uranium et des infrastructures liées au programme nucléaire, ont été la cible d'attaques conjointes des États-Unis et d'Israël, causant des dommages importants à certaines parties de l'infrastructure nucléaire, selon le réseau.
Cependant, l'analyse des images satellites a indiqué que certains composants essentiels de la chaîne de production de combustible nucléaire n'ont pas été entièrement ciblés, soulevant des questions sur l'ampleur réelle de l'impact de ces frappes sur les capacités nucléaires iraniennes.
David Albright, fondateur et président de l'Institut pour la science et la sécurité internationale à Washington, a déclaré que les stocks présents à Ispahan représentent un "grave danger". Il a expliqué que la quantité d'uranium enrichi qui s'y trouve équivaut à une année entière de production des capacités d'enrichissement iraniennes, et que la majeure partie est encore considérée comme stockée sur le site.
Albright a ajouté que ce dossier est l'un des principaux points de discorde dans les négociations internationales avec l'Iran, alors que les États-Unis insistent sur la nécessité d'éliminer les stocks nucléaires comme condition préalable à tout progrès diplomatique.
Il a souligné que déterminer la quantité restante d'uranium enrichi en Iran est un facteur crucial pour évaluer si le pays représente toujours une menace nucléaire réelle.



