Économie
Les marchés européens ont clôturé sans grand changement lundi, pénalisés par le luxe mais soutenus par la hausse du pétrole liée aux tensions géopolitiques.

Les places boursières européennes ont terminé la séance de lundi quasiment à l’équilibre. L’indice paneuropéen Stoxx 600 s’est stabilisé à 612,79 points, tiraillé entre un net repli des valeurs du luxe et une progression des cours du pétrole, elle-même alimentée par l’enlisement des pourparlers de paix entre Washington et Téhéran.
La tendance était contrastée selon les pays : la Bourse de Milan a gagné 0,8 %, tandis que le CAC 40 parisien a cédé 0,7 %.
Le secteur du luxe a subi la plus forte baisse du jour, avec un recul de 3,4 %. Il s’agit de sa pire performance depuis le début de l’année sur l’indice Stoxx 600. Le titre LVMH a chuté de plus de 4,4 %, tandis qu’Hermès et Burberry ont tous deux perdu plus de 3,3 %.
Selon les analystes de Berenberg, le conflit au Moyen-Orient occulte une réalité plus préoccupante : la faiblesse persistante de la demande mondiale des consommateurs, ce qui rend les perspectives du secteur fragiles.
L’incertitude s’est accrue après que le président américain Donald Trump a rapidement rejeté la réponse de l’Iran à la proposition de paix américaine. Ce rejet a renforcé la crainte que le conflit, qui dure depuis dix semaines, ne s’étende encore, paralysant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et maintenant les prix du pétrole à des niveaux élevés.
« Les prix de l’énergie vont rester élevés pendant un certain temps, et j’ai l’impression que les marchés le tiennent plus ou moins pour acquis », a estimé Jeremy Batstone-Carr, stratège européen chez Raymond James. « La réalité ne réside pas tant dans le prix du brut que dans celui du diesel et du kérosène », a-t-il ajouté.
La fermeture du détroit d’Ormuz, voie maritime cruciale pour 20 % des flux énergétiques mondiaux, a fait grimper les prix du pétrole et alimenté les inquiétudes sur l’impact du conflit en matière d’inflation et de croissance.
Les pertes ont été compensées par la hausse de 2,6 % des valeurs minières, portées par la progression des cours des métaux précieux.
Parmi les autres mouvements marquants, l’action Delivery Hero a bondi de plus de 18 %. Le groupe d’investissement technologique néerlandais Prosus a cédé une participation de 5 % dans le spécialiste allemand de la livraison de repas à la société d’investissement activiste Aspex Management, pour environ 335 millions d’euros (393 millions de dollars).
Le titre Airtel Africa a également grimpé de 14,5 %, après que sa maison mère Bharti Airtel a annoncé son intention de revoir la structure de participation dans sa filiale.
Les actions des secteurs du voyage et des loisirs figurent parmi les plus mauvaises performances de l’année, avec une chute de plus de 7 %.



