IA
Athènes propose d’intégrer des garde-fous contre l’IA dans sa Constitution, afin de protéger les droits fondamentaux face aux risques de la technologie.

La Grèce a déposé une proposition législative visant à inscrire des mécanismes de contrôle de l’intelligence artificielle dans les futures révisions de sa Constitution. Cette initiative traduit une inquiétude croissante face aux conséquences incontrôlées de cette technologie.
L’objectif d’Athènes est de faire de l’IA un outil au service des générations futures, de leur liberté et de leur prospérité, en maximisant ses bénéfices tout en limitant les préjudices qu’elle peut engendrer. Comme de nombreux autres États, la Grèce a besoin de l’intelligence artificielle et y tient, mais à ses propres conditions et selon ses propres lois.
Cette démarche ne se limite pas à une simple régulation technique. Elle tente d’instaurer un nouveau « contrat social numérique » garantissant que l’IA ne se transforme pas d’instrument au service de l’humanité en un moyen de saper ses droits fondamentaux.
La proposition grecque a relancé des débats profonds sur la philosophie du progrès technologique. Les discussions portent sur des questions épineuses : qui détient la souveraineté réelle sur les algorithmes complexes et les masses de données qui les alimentent ? Qui contrôle la désinformation et les cyberattaques ?
L’intelligence artificielle a déjà contribué à des avancées dans des secteurs comme l’éducation, la médecine et les services publics. Mais sans lois ni limites, cette technologie pourrait franchir les frontières de la liberté, de la vie privée et de la crédibilité, tout en menaçant les sources de revenus de larges pans de la population.