Liban
Les facultés et branches de l'Université libanaise ont été totalement fermées et paralysées dans leurs départements administratifs et techniques, en réponse à l'appel de l'Association des travailleurs de l'Université libanaise.

Les facultés et branches de l'Université libanaise ont connu une fermeture totale et une paralysie dans leurs différents départements administratifs et techniques, en réponse à l'appel lancé par l'Association des travailleurs de l'Université libanaise.
La tournée de suivi sur le terrain du premier jour de grève a enregistré un taux d'engagement atteignant 100 pour cent dans la plupart des régions. Du complexe municipal de Tripoli au nord, jusqu'aux complexes de Hadath et Fanar à Beyrouth et au Mont-Liban, en passant par les facultés de la Békaa, de Sidon, de Tyr et de Nabatieh au sud, les travaux administratifs et les services ont complètement cessé, avec une absence totale des employés, des salariés et des formateurs de leurs postes de travail.
Ce mouvement « d'avertissement », selon le communiqué de « l'Association », intervient « comme un cri de protestation face aux atermoiements officiels dans l'octroi aux employés de leurs droits acquis ». Les revendications des manifestants se résument en plusieurs points, dont les principaux sont :
Paiement des salaires en retard : réclamation immédiate de deux salaires approuvés pour le secteur public depuis novembre 2023 et non encore versés.
Ajustement de l'indemnité de transport : révision immédiate des indemnités en fonction de la hausse vertigineuse des prix des carburants.
Dossier des formateurs : correction du déséquilibre existant dans la structure administrative et technique et traitement du dossier du concours restreint.
L'Association a affirmé « que l'unité de position parmi les employés aujourd'hui est un message clair à qui de droit », insistant sur « le fait que la grève se poursuit demain jeudi 7 mai courant en concomitance avec les mouvements des associations du secteur public ».
Les réunions de l'Association restent ouvertes en attendant la réunion de l'instance le vendredi 8 mai pour évaluer la phase et prendre la décision appropriée concernant l'escalade dans les jours à venir, affirmant « que le retour au travail est conditionné par la réalisation des revendications légitimes pour garantir la dignité des travailleurs et la continuité du plus grand établissement public éducatif au Liban ».



