Liban
Le Parti Syrien National Social insiste sur l'inclusion du dossier de Habib Al-Shartouni dans toute loi d'amnistie générale en préparation au Liban, arguant de l'égalité et du contexte historique de résistance contre l'occupation sioniste.

Le Parti Syrien National Social a publié le communiqué suivant : « Dans le cadre des discussions en cours sur l'adoption d'une loi d'amnistie générale au Liban, le parti tient à réaffirmer sa position de principe et patriotique concernant les dossiers judiciaires, y compris ceux liés à la guerre libanaise, en premier lieu l'affaire du secrétaire Habib Al-Shartouni. »
Le parti a souligné sa position sur les points suivants :
- Égalité et justice sélective : le parti estime que toute loi d'amnistie qui ne repose pas sur des critères unifiés et globaux est une loi incomplète. Alors que de grands dossiers concernant des victimes parmi des chefs de gouvernement, des dirigeants de partis, des militaires, des journalistes et d'autres, ainsi que des milliers de citoyens pendant la guerre civile, ont été clos, il n'est pas permis d'exclure l'affaire du secrétaire Habib Al-Shartouni, qui s'inscrit dans le cadre d'un conflit national existentiel contre l'occupation sioniste et ses instruments à cette époque.
- Contexte historique et national : l'acte commis par le secrétaire Habib Al-Shartouni en 1982 n'était pas un simple acte criminel, mais une position politique et militaire découlant de la confrontation avec le projet d'israélisation du Liban et la tentative d'annexer le Liban au camp sioniste. Annuler les effets juridiques de cet acte est une reconnaissance explicite de la victoire de l'option de résistance que le peuple libanais a ensuite consacrée.
- Rejet de l'arbitraire : les milieux juridiques et politiques du parti s'étonnent de la tendance de l'État à libérer des détenus dans des affaires de terrorisme touchant à la sécurité de l'État, ou à en livrer d'autres à des parties étrangères, tandis que le dossier d'Al-Shartouni reste en suspens comme une excuse pour les tiraillements politiques. Le principe de « Dieu a pardonné le passé », appliqué aux seigneurs de la guerre et aux dirigeants impliqués dans le sang des Libanais, doit nécessairement s'appliquer à ceux qui ont affronté l'ennemi sioniste. »
Le communiqué poursuit : « En conséquence, le parti demande à l'État libanais d'inclure le dossier du secrétaire Habib Al-Shartouni dans toute loi d'amnistie générale en préparation, à l'instar de toutes les affaires qui ont été classées avec la fin de la guerre, et de cesser d'utiliser la justice pour régler des comptes politiques remontant à une époque que le Liban a dépassée grâce à l'accord de Taëf, à la libération du territoire et à la réhabilitation des combattants qui ont payé un lourd tribut pour la dignité, l'unité et l'identité du Liban. »
Et de conclure : « La fidélité aux martyrs et la préservation de la stabilité intérieure exigent le courage de clore les dossiers du passé avec équité, loin de la malveillance et de la dépendance à l'égard de l'étranger. »



