Liban
La ministre de l'Éducation a rencontré le syndicat des enseignants pour discuter de la prolongation de l'année scolaire et de la possible suppression de l'examen national du brevet.

Une délégation du syndicat des enseignants, menée par son président Naama Mahfoud, a rencontré la ministre de l'Éducation, Rima Karamé, pour aborder plusieurs dossiers éducatifs urgents. Au cœur des discussions : les examens officiels du brevet et du baccalauréat, la date de fin de l'année scolaire, ainsi que le financement de ces examens et les compensations financières pour les enseignants et le personnel administratif qui y participent.
Selon un communiqué du syndicat, la ministre a présenté les orientations et décisions à venir. Le premier point concerne le calendrier scolaire : l'année sera prolongée d'une semaine supplémentaire afin de permettre la poursuite de l'enseignement dans toutes les régions.
Concernant l'examen du brevet, Rima Karamé a indiqué qu'une proposition sérieuse est à l'étude pour supprimer l'épreuve nationale. À la place, chaque établissement organiserait ses propres examens internes, selon des critères unifiés fixés par le ministère et sous sa supervision directe, afin de garantir l'équité et la transparence pour tous les élèves.
Pour le baccalauréat, la ministre a insisté sur le maintien de trois sessions. La première session se déroulera à la date prévue. Les directions d'écoles, en coordination avec les parents et les élèves, pourront choisir si leurs candidats se présentent à la première ou à la deuxième session, chaque élève ayant le droit de s'inscrire à deux sessions. Les écoles situées dans des zones instables ou touchées par les conflits peuvent directement inscrire leurs élèves à la deuxième session, offrant ainsi un délai supplémentaire d'environ trois semaines entre les deux premières sessions.
Sur le financement des examens officiels, Karamé a précisé que les fonds proviendront soit des crédits du ministère des Finances, soit de contributions et du soutien d'organisations internationales, dont l'UNICEF.
La ministre a également annoncé qu'à partir de la semaine prochaine, l'enseignement en présentiel sera assuré pour tous les élèves des écoles publiques qui suivaient jusqu'à présent des cours à distance en raison des conditions sécuritaires et logistiques.
Dans un point jugé crucial, Karamé a informé la délégation que le ministère annoncera, d'ici le 15 mai prochain, le mécanisme de réduction des programmes ou des matières exigées aux examens officiels du brevet et du baccalauréat, en tenant compte des circonstances exceptionnelles de l'année scolaire en cours.
Lors de la réunion, Naama Mahfoud a soulevé la question de la subvention de 650 milliards de livres libanaises pour le fonds d'indemnisation du personnel éducatif des écoles privées, en particulier les 200 milliards de livres présentés dans une proposition de loi à l'Assemblée nationale. Il a demandé à la ministre de suivre ce dossier vital pour soutenir le fonds et protéger les droits du personnel. Rima Karamé s'est engagée à suivre le dossier avec les autorités compétentes.
En conclusion de la rencontre, le syndicat a souligné la nécessité de préserver la valeur des diplômes officiels ainsi que les droits des élèves et des enseignants, et d'assurer toutes les conditions éducatives et financières nécessaires au bon déroulement des examens officiels dans toutes les régions du Liban.