Liban
Le regroupement des syndicats du secteur public (militaires et civils) publie un communiqué clarifiant les faits financiers sur la base des chiffres officiels de la Banque du Liban, dénonçant les contradictions et les tentatives de tromperie de l'opinion publique.

Le regroupement des syndicats du secteur public (militaires et civils) a publié le communiqué suivant : « Il nous tient à cœur de clarifier certains faits financiers sur la base des chiffres officiels publiés par la Banque du Liban, après la multiplication des déclarations contradictoires et des informations tronquées. Selon les données officielles publiées par la Banque du Liban, le volume des réserves s'élève à environ 11 milliards 430 millions de dollars, tandis que les bulletins officiels indiquent que le recul depuis le début de l'année ne dépasse pratiquement pas les 380 millions de dollars, alors que des chiffres ont été médiatisés évoquant une baisse de 500 millions de dollars, ce qui constitue une divergence claire dans la présentation des faits financiers aux Libanais. De plus, les autorités officielles omettent de mentionner une donnée fondamentale, à savoir la hausse des dépôts du secteur public en dollars à environ 9,34 milliards de dollars, après que ces dépôts ont augmenté d'environ 400 millions de dollars au cours de la période récente, ce qui confirme que l'image financière n'est pas telle qu'elle est présentée dans le but de justifier la poursuite des atermoiements et des reports dans l'octroi des droits et l'amélioration des salaires et pensions, sous prétexte de préserver la stabilité du taux de change. »
Le communiqué poursuit : « Les chiffres officiels confirment également que le total des dépôts de la Banque du Liban en devises étrangères, ajouté aux dépôts du secteur public, a augmenté d'environ 234 millions de dollars entre janvier 2025 et fin avril 2026, tandis que le recul temporaire survenu depuis fin février est principalement dû à la baisse des recettes fiscales pendant la période de l'agression sioniste, estimée à seulement environ 200 millions de dollars, un recul temporaire et normal dans les circonstances sécuritaires et exceptionnelles qu'a traversées le Liban. Il convient de noter que, pour octroyer une indemnité temporaire à compter du 1/3/2026 à tous les travailleurs du secteur public et aux retraités, équivalant à six fois le salaire de base, l'indemnité, le salaire mensuel ou la pension de retraite, conformément à la décision du Conseil des ministres numéro 2 du 16/2/2026, en plus de la couverture du coût de la révision de la valeur des allocations familiales mensuelles et de l'achèvement de la couverture des prestations scolaires pour les militaires retraités pour les années scolaires 2024/2025 et 2025/2026, le ministère des Finances a préparé un projet de loi visant à ouvrir un crédit supplémentaire dans le budget général de l'année 2026 d'une valeur de 56 500 milliards de livres libanaises, et l'a soumis au Conseil des ministres lors de sa séance tenue le 30/4/2026, où le Conseil a approuvé le projet de loi et le projet de décret le soumettant à la Chambre des députés. »
Le regroupement a annoncé « son refus de la poursuite de la politique d'intimidation financière et de sélectivité dans la présentation des chiffres dans le but de se soustraire à l'octroi des droits légitimes des travailleurs du secteur public, et de transformer les droits des employés, des militaires et des retraités en une matière à marchandage ou à report, alors que les faits officiels confirment que la situation monétaire n'a pas fondamentalement changé. Il a demandé aux autorités responsables d'adopter une transparence totale dans la présentation des faits et des chiffres financiers à l'opinion publique, loin de la sélectivité et de l'intimidation, d'inscrire le projet de loi susmentionné visant à ouvrir un crédit supplémentaire dans le budget général 2026 d'une valeur de 56 500 milliards de livres libanaises (environ 631 millions de dollars) à l'ordre du jour de la première séance de l'Assemblée générale de la Chambre des députés, car les droits couverts par ledit projet de loi sont nécessaires et urgents pour préserver le minimum de vie décente, en plus d'élaborer un véritable et juste plan de relance économique et financière, et de commencer au plus vite l'élaboration d'une nouvelle grille des grades et des salaires au lieu de continuer avec des solutions de rapiéçage et temporaires. »
Le communiqué conclut : « Le regroupement des syndicats, en présentant ces faits aux Libanais, affirme que la politique d'intimidation et de peur ne trompe plus personne, et que le véritable traitement commence par l'octroi de leurs droits complets aux ayants droit, et non par les atermoiements, les reports et les tentatives de tromperie de l'opinion publique. Il appelle les travailleurs du secteur public, des corps enseignants de toutes catégories, les administratifs, les contractuels et les retraités, à poursuivre le mouvement, à en élever le niveau et à l'intensifier sur le terrain par des étapes qui seront annoncées ultérieurement, et il tient le gouvernement et la Chambre des députés pour pleinement responsables des répercussions sociales, administratives et de vie en cas d'atermoiements et de non-octroi de leurs droits aux ayants droit. »



