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Au moins 69 personnes, en majorité des civils, ont été tuées par des miliciens liés à la CODECO dans la province de l’Ituri, en RDC.

Au moins 69 personnes, pour la plupart des civils, ont perdu la vie lors d’une attaque menée par des hommes armés affiliés à la milice CODECO dans le nord-est de la République démocratique du Congo, ont indiqué des sources sécuritaires. L’assaut, survenu fin avril dans la province de l’Ituri, riche en or et frontalière de l’Ouganda, constitue le dernier épisode d’une série de violences qui secouent cette région depuis des années.
Selon les mêmes sources, l’opération a été perpétrée par la milice « CODECO », comme l’a rapporté l’agence France-Presse. Le bilan, encore provisoire, « dépasse les 70 morts », a précisé à l’AFP Dioudonné Lusa, un responsable de la société civile du territoire d’Ituri. Le retard dans le recensement des victimes, qui s’est étalé sur plusieurs jours, s’explique par l’insécurité persistante dans la zone en raison de la présence de miliciens.
La milice CODECO affirme défendre les droits de l’ethnie Lendu, majoritairement agricole, notamment contre l’ethnie Hema, principalement éleveuse. Une autre milice active dans la province, le Congrès pour la révolution populaire (CRP), dit combattre pour les intérêts de l’ethnie Hema.
D’autres groupes armés opèrent également dans la région, dont les Forces démocratiques alliées (ADF), formées par d’anciens rebelles ougandais ayant prêté allégeance à l’organisation État islamique. Depuis 2021, l’armée ougandaise est déployée aux côtés de l’armée congolaise dans le nord du Nord-Kivu et en Ituri pour lutter contre les ADF.
Par ailleurs, l’armée congolaise a parfois recours à la milice CODECO comme force supplétive.