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Un député iranien révèle que Téhéran a chiffré ses pertes de guerre à 28 milliards de dollars, tandis que d'autres estimations oscillent entre 20 et 120 milliards.

Le régime iranien est confronté à une cacophonie de chiffres concernant le coût de sa guerre contre les États-Unis et Israël. Un rapport gouvernemental, présenté au guide suprême Ali Khamenei, évalue les pertes à 28 milliards de dollars, selon le député Meitham Zohourian, membre de la commission économique du Parlement.
Lors d'une déclaration dimanche soir, Zohourian a précisé que les estimations globales, issues de réunions tenues ces deux dernières semaines avec diverses parties prenantes, fluctuent entre 20 et 40 milliards de dollars. Le chiffre officiel de 28 milliards englobe des secteurs comme l'énergie et l'industrie lourde, notamment l'acier.
Zohourian a rejeté les évaluations non officielles, parfois avancées par des parlementaires, qui atteignent 90 ou 120 milliards de dollars. Il a qualifié ces montants d'« exagérés », fondés sur des calculs incluant des « pertes indirectes ou illogiques » qui ne reflètent pas la réalité. Pourtant, plusieurs députés affirment que les dégâts subis par l'Iran s'élèvent à près de 120 milliards de dollars.
Cette confusion contraste avec les déclarations de la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, qui, à la mi-avril, avait estimé les compensations nécessaires après les frappes américaines et israéliennes à environ 270 milliards de dollars. Selon elle, ce montant inclurait les dommages aux bâtiments civils, aux commerces, aux usines, ainsi que les pertes dans le secteur de l'éducation, y compris les droits des étudiants tués lors de certaines attaques, comme celle de Minab, dans le sud du pays.



