Monde
Foyer de Hantavirus : 18 Américains placés sous surveillance médicale
18 passagers américains d'un navire de croisière sont en quarantaine aux États-Unis après une épidémie de Hantavirus, qui a fait trois morts.

Les autorités sanitaires américaines et européennes restent en alerte après la propagation du Hantavirus à bord d'un navire de croisière. L'inquiétude grandit face aux décès et aux cas d'infection parmi les passagers, tandis que les experts écartent tout scénario comparable à la pandémie de Covid-19.
Dix-huit ressortissants américains, de retour aux États-Unis, font l'objet d'une surveillance médicale. Seize d'entre eux se trouvent dans l'État du Nebraska, tandis que deux autres ont été transférés à l'Université Emory, à Atlanta. Selon les responsables sanitaires, aucun des passagers placés au Nebraska ne présente de symptômes pour l'instant. En revanche, l'un des deux patients d'Atlanta a développé des signes cliniques. Les experts insistent sur le fait que le virus "ne se propage pas facilement" et que la situation "n'est pas comparable à la pandémie de Covid-19".
Une transmission interhumaine rare suspectée
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a évoqué la possibilité d'une transmission du Hantavirus d'humain à humain durant la croisière, une hypothèse relativement rare, surtout pour la souche "Andes" du virus. Depuis le 11 avril, trois passagers sont décédés et d'autres ont présenté divers symptômes. Traditionnellement associé aux rongeurs, le Hantavirus se transmet habituellement par inhalation de particules contaminées par les excréments de souris. Cependant, la souche "Andes" avait déjà été impliquée dans des cas limités de transmission interhumaine en Amérique du Sud.
L'OMS a néanmoins tenu à rassurer : le risque pour la population générale reste faible, et "il ne s'agit pas d'une nouvelle pandémie". L'organisation souligne que l'expertise médicale mondiale sur ce virus est bien plus avancée qu'elle ne l'était lors de l'émergence du coronavirus.
Au Nebraska, une quarantaine pouvant aller jusqu'à 42 jours
Dans le Nebraska, le Dr Angela Hewlett, directrice médicale de l'unité de confinement biologique du Nebraska Medicine, a indiqué que les autorités "encouragent fortement" les passagers à rester en observation pendant une longue période, pouvant atteindre 42 jours, même si la quarantaine obligatoire n'est pas imposée à tous. Elle a ajouté que le maintien des passagers dans des installations médicales spécialisées permet une intervention rapide en cas de symptômes, et offre des capacités de tests de laboratoire avancés, indisponibles ailleurs.
Le Nebraska accueille actuellement 16 passagers dans des unités de quarantaine spécialisées. L'un d'eux est pris en charge dans une unité de confinement biologique de haut niveau, capable de gérer des cas graves jusqu'aux soins intensifs. Le Dr Kelly Cawcutt a précisé la différence entre ces unités : les premières ressemblent à des "chambres d'hôtel médicalisées", équipées d'appareils de sport et de technologies de communication isolées, tandis que les secondes sont des chambres médicales à ultra-isolement destinées aux infections confirmées et graves.
Un cas en Espagne, le navire poursuit sa route
En Espagne, le ministère de la Santé a annoncé un premier cas d'infection chez un passager espagnol, parmi ceux isolés à Madrid. Le test PCR s'est révélé positif, bien que le patient soit asymptomatique et en bonne santé. Les autorités espagnoles avaient précédemment évacué 14 passagers espagnols du navire vers un hôpital militaire à Madrid. Les premiers résultats des autres passagers sont négatifs.
Pendant ce temps, le navire a poursuivi son dernier voyage vers Rotterdam, aux Pays-Bas, après avoir quitté le port de Granadilla, sur l'île de Tenerife, une fois l'évacuation des passagers terminée. La compagnie Oceanwide Expeditions, qui exploite le navire, a indiqué que seules 27 personnes restent à bord : 25 membres d'équipage et deux membres du personnel médical de l'Institut national néerlandais de la santé publique et de l'environnement. L'équipage restant est composé de 17 Philippins, 4 Néerlandais, 4 Ukrainiens, un Russe et un Polonais. Le corps du passager allemand, décédé le 2 mai, se trouve toujours à bord et sera transféré aux Pays-Bas à l'arrivée.
Selon la compagnie, 122 personnes ont déjà été rapatriées dans leur pays ou aux Pays-Bas, dont 87 passagers et 35 membres d'équipage.
Dans un développement notable, un passager américain nommé Jake Rosmarin a publié une photo depuis son unité de quarantaine à Omaha, dans le Nebraska, rassurant ses abonnés sur son état. Il a expliqué que les chambres de quarantaine sont entièrement équipées et qu'il est sous surveillance médicale, sans aucun signe d'infection pour l'instant.
Enfin, le Dr Deborah Birx, ancienne coordinatrice de la réponse au Covid-19 à la Maison Blanche, a commenté la crise, estimant que les États-Unis et la communauté internationale ont "fait un excellent travail pour contenir l'épidémie", faisant référence à la rapidité de l'isolement des passagers, de la recherche des contacts et de la prévention d'une propagation plus large.
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