Monde
Bahreïn et les États-Unis ont soumis un projet de résolution au Conseil de sécurité pour protéger la navigation et créer un couloir humanitaire dans le détroit d'Ormuz.

Un projet de résolution sur la crise du détroit d'Ormuz a été déposé jeudi soir au Conseil de sécurité des Nations unies par Bahreïn et les États-Unis, agissant au nom de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Koweït et du Qatar. Le texte prévoit la création d'un couloir humanitaire et exige la protection de la navigation conformément au droit international.
Le projet, portant le numéro 2817, somme l'Iran de « cesser immédiatement toutes les attaques et menaces contre les navires marchands et commerciaux dans le détroit ». Il demande également à Téhéran de retirer les mines marines, de mettre fin à leur déploiement, d'abolir les péages illégaux imposés dans la zone et d'autoriser l'ONU à acheminer une aide humanitaire vitale par ce passage international, a précisé l'ambassadeur américain Mike Waltz.
Lors d'une déclaration à la presse devant le Conseil, l'ambassadeur bahreïni Jamal Al-Ruwei, entouré des représentants du Koweït, du Qatar, de l'Arabie saoudite, des Émirats et de l'ambassadeur américain, a souligné que le détroit est vital pour la stabilité et la prospérité du Golfe ainsi que pour l'économie mondiale. Il a mis en garde contre la gravité des récents développements et insisté sur la nécessité de maintenir ce corridor sûr et ouvert grâce à une action collective.
Al-Ruwei a jugé « inacceptable » la normalisation de telles pratiques, en référence aux attaques iraniennes. Le projet de résolution s'appuie sur le principe de la liberté de navigation tel que défini par le droit international et la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Il prévoit également la participation aux efforts de l'ONU pour établir un couloir humanitaire dans le détroit.
L'initiative reflète un engagement fort en faveur de la sécurité régionale, de la coopération multilatérale et du règlement pacifique des différends, a ajouté le diplomate bahreïni, exprimant l'espoir d'une collaboration constructive avec tous les membres du Conseil pour finaliser le texte et obtenir le plus large soutien possible.