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Près de 1600 navires bloqués aux abords du détroit d’Ormuz
Environ 1600 navires sont immobilisés près du détroit d’Ormuz depuis plus de deux mois, confrontés à des risques financiers et sécuritaires majeurs.

Depuis plus de deux mois, près de 1600 navires sont bloqués à proximité du détroit d’Ormuz, plongeant les compagnies maritimes dans une situation à la fois coûteuse et périlleuse. Ces dernières attendent avec impatience une opportunité de quitter cette voie navigable, mais les risques sont considérables.
Un dommage subi par un navire valant des millions de dollars entraînerait des pertes financières et logistiques désastreuses. Les contrats d’assurance incluent des clauses spécifiques aux périodes de guerre, qui ne les obligent pas à couvrir les bâtiments pris au piège du conflit. Par conséquent, tout transit sans ce soutien financier promet des coûts exorbitants.
Même avec une escorte militaire américaine, quitter le détroit d’Ormuz nécessite une « évaluation extrêmement minutieuse » de la part des compagnies, a déclaré Gene Seroka, directeur exécutif du port de Los Angeles. « Ils auront besoin d’une confiance bien plus grande dans la sécurité du passage avant de franchir le pas », a-t-il ajouté.
Des attaques meurtrières et une solution introuvable
Selon l’Organisation maritime internationale (OMI), 32 navires ont été la cible d’attaques à la roquette depuis le début de la guerre, causant au moins 10 décès et 12 blessés. L’organisation exhorte les navires à « faire preuve de la plus grande prudence » et souligne que « l’escorte navale n’est pas une solution durable à long terme ».
L’opération du président américain Donald Trump visant à « guider » les navires à travers le détroit n’a duré que 48 heures, et seuls deux navires ont été autorisés à passer. Désormais, les bâtiments sont de nouveau livrés à eux-mêmes, et les compagnies hésitent à assumer les risques du transit, car autoriser le départ expose les marchandises et les équipages au danger.





