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Des membres de la « Jeunesse révolutionnaire » ont forcé l’entrée du palais de justice de Hassaké, retiré une plaque officielle de la République arabe syrienne et hissé des drapeaux de l’administration autonome.
Un climat de vive tension sécuritaire règne à Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, après que des éléments de la « Jeunesse révolutionnaire » ont pénétré de force dans le palais de justice de la ville. Selon des sources locales, ils ont retiré une plaque officielle portant l’inscription « République arabe syrienne » de l’entrée du bâtiment et l’ont remplacée par des drapeaux de l’« administration autonome ».
Ces événements surviennent alors que les différends s’accentuent entre le gouvernement syrien et l’administration autonome kurde concernant la gestion des institutions publiques à Hassaké et à Qamichli. Les sources locales précisent que la controverse a été ravivée par la suppression récente de la langue kurde de certaines pancartes officielles dans les palais de justice, une mesure que des responsables kurdes ont qualifiée de violation des accords et des ententes antérieurs.
L’escalade sécuritaire s’est intensifiée lorsque le gouvernement syrien a tenté de reprendre le contrôle du palais de justice. Les groupes affiliés à la « Jeunesse révolutionnaire » ont rejeté cette démarche, provoquant un déploiement sécuritaire massif autour du bâtiment et dans plusieurs quartiers de la ville.
Avant ces incidents, une réunion s’était tenue au siège du gouvernorat de Hassaké en vue de la réouverture du palais de justice. Y ont participé le gouverneur de Hassaké, Nour Eddine Ahmed, et l’équipe présidentielle. L’objectif affiché était de relancer le système judiciaire dans la province, de consolider l’état de droit et de permettre aux juges de reprendre leurs fonctions.