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Donald Trump a rejeté la réponse iranienne transmise via le Pakistan, tandis que Téhéran propose une suspension plus courte de l’enrichissement d’uranium.

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche soir avoir pris connaissance de la réponse transmise par l'Iran via ses représentants, et l'a rejetée sans équivoque. "Je viens de lire la réponse de l'Iran de la part de ce qu'on appelle ses représentants. Merci de votre attention à ce sujet", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
Transmise dimanche par l'intermédiaire du Pakistan, la réponse iranienne à la proposition américaine visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient contenait également une mise en garde contre tout déploiement de navires de guerre français et britanniques dans le détroit d'Ormuz.
L'agence officielle iranienne Irna a confirmé l'envoi de la réponse dimanche, tandis que l'agence Isna a précisé qu'elle portait "sur la fin de la guerre et la sécurité maritime dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz". Aucune des deux agences n'a fourni de détails supplémentaires sur le contenu.
Selon des sources citées par le Wall Street Journal comme étant "informées", Téhéran s'est dit prêt à suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium, mais pour une durée inférieure aux 20 ans proposés par Washington dans sa dernière offre. La réponse iranienne, un document de plusieurs pages, inclut des demandes détaillées mais laisse plusieurs points de divergence en suspens.
La presse américaine rapporte que l'Iran a catégoriquement refusé l'exigence de démantèlement de ses installations nucléaires, jugeant cette condition non négociable dans le cadre d'un éventuel accord. Les sources ajoutent que la réponse iranienne n'aborde pas directement la demande américaine d'engagements préalables concernant l'avenir du programme nucléaire et les stocks d'uranium hautement enrichi, l'un des principaux points de blocage.
À la place, Téhéran propose un cessez-le-feu accompagné d'une réouverture progressive du détroit d'Ormuz au trafic maritime, en échange de la levée par les États-Unis de ce que l'Iran qualifie de "blocus" imposé à ses navires et ports.
Les sources indiquent que le dossier nucléaire serait négocié dans les 30 jours suivant un accord préliminaire sur la cessation des hostilités. L'Iran suggère de réduire une partie de ses stocks d'uranium hautement enrichi et de transférer le reste vers un pays tiers.
La réponse iranienne, remise au médiateur pakistanais avant d'être transmise à Washington, exige également des garanties de restitution de l'uranium transféré en cas d'échec des négociations ou de retrait américain d'un éventuel accord futur.



