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Les États-Unis imposent des restrictions de visas aux membres du gouvernement de transition du Soudan du Sud, les accusant d'entraver la paix.

Les États-Unis ont annoncé mardi l’imposition de restrictions sur les visas d’entrée aux membres du gouvernement de transition du Soudan du Sud, a rapporté l’agence Reuters. Cette décision vise à sanctionner ceux qui, selon Washington, sapent les efforts de paix dans ce pays en proie à un conflit prolongé.
Dans un communiqué, le porte-parole du département d’État américain, Tommy Pigott, a justifié cette mesure en affirmant que « ces individus ont compromis la paix au Soudan du Sud, notamment en faisant obstruction à l’accord de cessez-le-feu et en se livrant à des actes de corruption, ce qui a attisé le conflit ».
Cette annonce intervient alors qu’une juge fédérale a bloqué une tentative de l’administration Trump de mettre fin au statut de protection temporaire (TPS) accordé aux ressortissants sud-soudanais. Ce statut permet à des centaines de citoyens du Soudan du Sud de vivre et de travailler légalement aux États-Unis.
La juge fédérale Patti Sarris, siégeant à Boston, a estimé que la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, avait probablement agi de manière illégale en invoquant des motifs « fallacieux » pour justifier la fin de la désignation du Soudan du Sud comme pays bénéficiant du TPS. Selon la magistrate, l’administration n’a pas révélé la véritable raison de cette décision.
Le statut de protection temporaire est accordé aux ressortissants de pays frappés par des catastrophes naturelles, des conflits armés ou d’autres événements exceptionnels. Il offre aux migrants un permis de travail et une protection contre l’expulsion, selon Reuters.



