Liban
La Banque du Liban a déposé une nouvelle plainte contre son ancien gouverneur Riad Salamé et plusieurs membres de sa famille dans un nouveau dossier financier s'ajoutant aux affaires liées aux transferts suspects des années passées.

La Banque du Liban a déposé une nouvelle plainte contre son ancien gouverneur Riad Salamé et plusieurs membres de sa famille dans un nouveau dossier financier qui s'ajoute aux affaires liées aux transferts suspects des années passées.
La plainte déposée devant le parquet général financier inclut Raja Salamé, le frère de Riad Salamé, et sa compagne Stéphanie Saliba (actrice libanaise).
Selon les informations disponibles, ce nouveau dossier a émergé après la découverte des transferts transitant par la société "Fori" appartenant à Raja Salamé, pour révéler plus tard l'existence d'un autre circuit financier via une société nommée "V-Invest", vers laquelle plus de 70 millions de dollars ont été transférés.
La gravité de ce dossier, selon les données, réside dans le fait que cette société n'est ni une société de conseil, ni une institution financière ou d'investissement comme son nom pourrait le suggérer, mais est en réalité une société opérant dans le secteur du transport maritime, ce qui soulève d'importantes interrogations sur la manière dont elle a été utilisée pour faire transiter ce volume important de fonds.
Les informations indiquent que Raja Salamé est le signataire autorisé de la société, tandis que les bénéficiaires effectifs des fonds transférés seraient, selon les soupçons, des membres de la famille Salamé, directement ou indirectement.
Selon les données, les fonds transitaient par cette société selon un mécanisme financier complexe, la société étant utilisée comme écran pour dissimuler les circuits de transfert et redistribuer les fonds loin du contrôle direct, dans ce qui est soupçonné faire partie d'un système financier intégré visant à cacher les véritables bénéficiaires des opérations.

L'avocat général financier, le juge Fouad Mourad, a reçu la plainte et les documents joints, et a commencé à étudier le dossier en vue de fixer une date d'audience et de lancer les enquêtes judiciaires.
La banque a déclaré dans un communiqué que, face à ce tableau, il convient de noter que l'actuel gouverneur de la Banque du Liban, Karim Saïd, a adopté une approche totalement opposée, fondée sur l'ouverture des dossiers restés entourés d'interdits politiques et financiers pendant des années, et sur une voie claire pour traquer les fonds, les transferts et les sociétés utilisées pour drainer les fonds de l'institution monétaire.
Selon les milieux observateurs, Saïd mène une véritable bataille pour révéler ce qui s'est passé au sein de la Banque du Liban et récupérer ce qui peut l'être des fonds des déposants, partant de la conviction ferme que la protection des déposants ne commence pas par des slogans, mais par la révélation des réseaux qui ont contribué à dilapider leurs fonds et par la poursuite de tous ceux impliqués dans la transformation de la banque centrale en une ferme financière privée.



