Monde
Un rapport de l'ONU fait état de trente personnes tuées dimanche soir par des hommes armés dans l'État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria.

Trente personnes, dont des civils, ont été tuées dimanche soir dans une embuscade tendue par des hommes armés à un carrefour routier de l'État de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigeria. L'information provient d'un rapport de sécurité des Nations unies, cité lundi par l'agence Reuters.
La zone, située au carrefour Magami-Dansadou, est régulièrement le théâtre d'opérations de groupes armés locaux qui pratiquent enlèvements contre rançon, meurtres et pillages. Le rapport onusien précise que l'attaque a également fait des blessés, sans en donner le nombre.
Parallèlement, le commandement de la défense nigériane a démenti les informations faisant état de victimes civiles lors de raids aériens menés dans l'État du Niger, au nord du pays. Ces frappes, exécutées de nuit par drones entre le 9 et le 10 mai, visaient des villages de la zone de Shiroro — Katerma, Boko, Kusasu et Kudoru — où des renseignements signalaient un rassemblement de bandes armées, localement appelées « coupeurs de route », en train de planifier des attaques.
Le major-général Michael Onoga, porte-parole du ministère de la Défense, a affirmé que les frappes n'avaient ciblé que des objectifs de bandits, sur la base d'informations de renseignement. Il a ajouté qu'au moins 70 suspects avaient été tués à Kusasu seulement. Les renseignements post-frappe montrent que les survivants se réorganisent : plus de 200 motos ont été observées se dirigeant vers le village voisin de Zango.
Ce démenti fait suite à des articles de médias nigérians qui affirmaient que des civils avaient été tués, ravivant les inquiétudes sur l'impact des raids aériens sur les communautés locales dans les zones de conflit du Nigeria.
Des habitants ont déclaré à Reuters qu'environ 200 personnes avaient été tuées le mois dernier lorsqu'un marché d'un village avait été bombardé par des avions militaires poursuivant des combattants islamistes dans le nord-est. Onoga a indiqué que l'armée avait ordonné aux unités sur le terrain d'enquêter sur toute information faisant état de dommages collatéraux parmi les civils.