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Face à l'échec des négociations, Trump et Netanyahu évoquent une opération militaire pour saisir l'uranium iranien hautement enrichi.

Alors que les pourparlers entre Washington et Téhéran piétinent, l'idée d'une opération militaire risquée visant à récupérer ou sécuriser le stock d'uranium hautement enrichi en Iran gagne du terrain. Cette option a été évoquée simultanément par le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Lundi, Trump a laissé entendre qu'il pourrait envoyer des troupes américaines en Iran pour récupérer l'uranium enrichi. Il a affirmé que Téhéran avait d'abord proposé d'accompagner les Américains vers les installations endommagées, avant de se rétracter. Selon lui, les Iraniens lui auraient dit : « Vous devez le prendre vous-mêmes ». Il a souligné que les États-Unis surveillent de près le site et réagiront fermement à toute tentative de s'en approcher.
Netanyahu s'est montré plus direct dans une interview au programme « 60 Minutes ». Interrogé sur la manière de sortir l'uranium, il a répondu : « Vous entrez et vous le prenez ». Il a ajouté que Trump lui avait fait part de son souhait de mener une telle opération, la jugeant « réalisable sur le plan pratique », sans entrer dans les détails militaires ou le calendrier.
Ces déclarations simultanées indiquent une coordination claire entre Washington et Tel-Aviv, selon le site « The War Zone », d'autant que les efforts diplomatiques ont jusqu'ici échoué. Des responsables israéliens, cités par des rapports, souhaiteraient que Trump ordonne une opération spéciale pour sécuriser le stock, estimé suffisant pour fabriquer environ 12 têtes nucléaires s'il est entièrement enrichi et traité.
Des experts préviennent que toute opération terrestre pour récupérer l'uranium, présumé enterré sous les décombres du complexe nucléaire d'Ispahan, serait extrêmement complexe et dangereuse. Elle pourrait nécessiter des forces spéciales américaines, israéliennes ou conjointes.
Trump a qualifié la dernière offre iranienne de « morceau d'ordures », selon ses termes, et a affirmé que le cessez-le-feu est « sous respirateur artificiel ». Téhéran réclame des réparations de guerre, la levée des sanctions et la reconnaissance de sa souveraineté sur le détroit d'Ormuz.



