Santé
Migraine : des médicaments récents réduisent les jours de douleur
Une revue scientifique montre que les médicaments ciblant la protéine CGRP sont très efficaces contre la migraine chronique, avec moins d'effets secondaires.

Les personnes souffrant de migraine chronique pourraient bientôt bénéficier de traitements plus efficaces et mieux tolérés. Une revue exhaustive, publiée dans les *Annales de médecine interne*, a analysé 43 essais cliniques portant sur des adultes confrontés à ce trouble invalidant, défini par au moins 15 jours de céphalées par mois.
Les résultats mettent en lumière une classe thérapeutique récente, les traitements ciblant la protéine CGRP, comme l'une des options les plus performantes actuellement disponibles. En moyenne, ces médicaments réduisent le nombre de jours de migraine d'environ deux jours par mois. De plus, ils sont généralement bien supportés par les patients. Parmi ces traitements figurent l'eptinézumab (Vyepti) et l'atogepant (Qulipta).
Un mécanisme d'action précis
La protéine CGRP joue un rôle clé dans le déclenchement des migraines : son taux augmente dans le cerveau et le système nerveux lors des crises, provoquant douleur et inflammation. Les nouveaux médicaments sont spécifiquement conçus pour bloquer ce processus.
Disponibles sous diverses formes – injections, perfusions intraveineuses, comprimés ou spray nasal – ces traitements présentent également moins d'effets indésirables que les thérapies plus anciennes, selon les données recueillies.
Des options plus anciennes moins convaincantes
En comparaison, certains traitements traditionnels affichent des résultats moins nets. Le botox (toxine botulique), par exemple, n'offre qu'un bénéfice limité, avec un niveau de certitude plus faible et un risque accru d'effets secondaires pouvant conduire à l'arrêt du traitement.
Pour des médicaments comme le topiramate, le valproate ou le propranolol, les preuves de leur efficacité sont jugées limitées et moins fiables par l'étude.
Des recherches supplémentaires nécessaires
Malgré ces avancées prometteuses, les chercheurs insistent sur la nécessité de mener davantage d'études indépendantes. L'objectif est de mieux comprendre la sécurité à long terme de ces nouveaux traitements et l'observance des patients.
Les experts concluent que le choix du traitement le plus adapté ne repose pas uniquement sur son efficacité. Il doit également prendre en compte les besoins, les préférences et le coût pour le patient, tout en soulignant l'importance d'une consultation avec un professionnel de santé pour une décision éclairée.
Cette recherche a été dirigée par la Dre Malahat Khalili de l'Université McMaster au Canada.





