Coupe du Monde 2026
Les 10 exigences de l'Iran pour le Mondial : un casse-tête diplomatique
L'Iran pose 10 conditions à sa participation à la Coupe du monde, dont l'entrée aux États-Unis de joueurs ayant servi dans les Gardiens de la Révolution.

La participation de l'Iran à la Coupe du monde 2026 est suspendue à une liste de dix exigences transmises à la FIFA. Au cœur des revendications : la délivrance de visas américains pour les joueurs et officiels ayant effectué leur service militaire au sein du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), organisation classée comme terroriste par les États-Unis et le Canada.
Parmi les figures concernées figurent le capitaine et attaquant Mehdi Taremi, qui aurait accompli deux ans de service obligatoire dans la marine de l'IRGC en 2012, et le vétéran Ehsan Hajsafi, également lié à cette force. Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, qui a servi dans la province d'Ispahan, s'est déjà vu refuser l'entrée au Canada avant le dernier Congrès de la FIFA. Le sélectionneur Saeed Elhayi aurait lui aussi essuyé un refus de visa pour son passé militaire.
Des garanties sur le protocole et la sécurité
La fédération iranienne insiste sur le fait que l'équipe participera « sans aucun recul sur nos croyances, notre culture et nos convictions », tout en exigeant que les hôtes « prennent nos préoccupations en compte ». Les demandes incluent la garantie que l'hymne national et le drapeau iraniens seront respectés, ainsi qu'un renforcement de la sécurité dans les aéroports, les hôtels et les stades.
Le tournoi débute le 11 juin aux États-Unis, au Mexique et au Canada. L'Iran, en conflit ouvert avec Washington, doit disputer ses trois matches de groupe sur le sol américain.
Un équilibre délicat pour la FIFA
Si la FIFA peut superviser la logistique et les protocoles officiels, les questions de visas, de contrôles aux frontières et de filtrage de sécurité relèvent de la seule juridiction américaine. Le secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré que les footballeurs iraniens seraient les bienvenus, mais a prévenu que les individus liés à l'IRGC pourraient se heurter à des restrictions d'entrée.
Les responsables iraniens souhaiteraient également que les journalistes évitent les questions dépassant le cadre « technique du football ». Une source proche du tournoi a estimé qu'une solution satisfaisant toutes les parties « pourrait être difficile à trouver », ajoutant : « Il serait plus facile de négocier un accord pour ouvrir le détroit d'Ormuz. »
Le contexte géopolitique est tendu : Israël et les États-Unis ont mené des frappes d'envergure sur l'Iran le 28 février, provoquant des représailles iraniennes contre Israël et des États alliés dans le Golfe. Les combats sont en grande partie suspendus sous une trêve fragile. Par ailleurs, lors de la Coupe d'Asie féminine en Australie en mars, plusieurs joueuses iraniennes ont tenté d'obtenir l'asile, provoquant une crise diplomatique : sept d'entre elles ont obtenu des visas humanitaires, mais cinq ont finalement choisi de rentrer.
Le sélectionneur de l'équipe masculine, Amir Ghalenoei, a récemment reconnu que l'atmosphère politique pourrait entourer certains matches du Mondial.
Dernières actualités

Scandale environnemental dans la Békaa : des eaux industrielles polluées se déversent directement dans l'artère de la vie

À 29 ans, une influenceuse cancéreuse qui s'était « épousée elle-même » est décédée
Instagram : de nouveaux outils parentaux pour suivre les centres d'intérêt des ados


