Liban
La syndicat des chauffeurs de bus scolaires au Liban dénonce l'inaction persistante du gouvernement face à la crise des carburants et aux coûts croissants du transport, alors que le pays entame une nouvelle année scolaire et universitaire sans solutions concrètes.

Le syndicat des chauffeurs de véhicules de transport d’élèves au Liban a condamné l’inaction persistante de l’autorité face à la crise des carburants et aux coûts du transport, alors que le pays entre dans une nouvelle année scolaire et universitaire, sans que les autorités compétentes aient pris des mesures concrètes pour alléger les charges pesant sur les élèves, leurs familles et les chauffeurs.
Dans un communiqué, le syndicat a estimé que l’autorité n’avait pas bougé d’un pouce face à la forte augmentation des coûts d’exploitation des véhicules de transport scolaire, ni proposé de solution sérieuse aux prix des carburants, comme si elle était indifférente aux charges supplémentaires qui pèsent sur les familles préparant à supporter les frais d’une nouvelle année scolaire et universitaire.
Il a souligné que la poursuite de la hausse des prix des carburants met les chauffeurs devant des charges au-delà de leurs capacités, tandis qu’une augmentation du tarif de transport se répercute directement sur l’élève et sa famille, plaçant ainsi tous les acteurs dans une crise dont l’autorité porte la responsabilité.
Le syndicat a insisté sur le fait que ce dont l’autorité doit s’occuper, ce n’est pas de faire des promesses ou de surveiller passivement les prix, mais d’adopter des mesures concrètes et immédiates pour réduire les coûts des carburants et du transport, particulièrement à cette période où le début de l’année scolaire et universitaire coïncide avec les pressions économiques et sociales continues pesant sur les citoyens.
Il s’est étonné de la manière dont l’autorité peut savoir à l’avance que des millions d’élèves se rendront quotidiennement à l’école et à l’université, et que des milliers de chauffeurs entameront une nouvelle année de travail, tout en restant inertes pour trouver des solutions visant à alléger les coûts du transport et à protéger à la fois l’élève et le chauffeur.
Il a exigé que le ministère de l’Énergie et les autorités gouvernementales concernées assument leurs responsabilités et mettent en place une solution urgente aux prix des carburants et aux coûts du transport, affirmant que le chauffeur ne peut plus supporter les pertes, tout comme l’élève et sa famille ne peuvent plus supporter de nouvelles augmentations du tarif de transport.
Le syndicat a conclu en insistant que le début de l’année scolaire et universitaire devrait être une occasion de soulager les citoyens, et non d’ajouter de nouvelles charges, et que l’inaction persistante de l’autorité face à cette crise n’est plus acceptable, exigeant qu’elle agisse immédiatement avant que l’élève et le chauffeur ne paient le prix de son inaction.



