Liban
La charge d'explosifs de Dahr el-Baidar ravive les craintes sécuritaires et le spectre des assassinats
L'arrestation de deux suspects transportant plus de 500 kg d'explosifs à Dahr el-Baidar relance l'inquiétude au Liban, évoquant un lien avec le Hezbollah et réveillant le traumatisme des assassinats politiques.

L'identification des deux hommes arrêtés pour soupçon de contrebande d'une cargaison d'explosifs saisie à Dahr el-Baidar, sur la route reliant la Békaa à Beyrouth, constitue une porte d'entrée pour déterminer si cette charge faisait partie d'un réseau de trafic d'armes et d'explosifs. Cette démarche intervient alors que les noms de deux personnes ont été cités dans les déclarations des détenus, en tant que responsables du « Hezbollah ».
Une source judiciaire a précisé au journal « Asharq Al-Awsat » que les données suggèrent que la quantité d'explosifs dépasse les 500 kilogrammes, confirmant que « les explosifs étaient conditionnés dans des boîtes en carton, accompagnés de petites billes métalliques et de clous dotés d'une force de propulsion dirigée, capables de percer les plaques de fer des carrosseries automobiles lors de leur utilisation ».
La source a souligné que « ce développement sécuritaire a ravivé la hantise du retour aux assassinats qu'a connus le Liban entre 2005 et 2012 », tout en précisant que « confirmer l'existence d'un plan sécuritaire nécessite des preuves allant au-delà de la simple nature de la saisie des explosifs ».
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