Daily Beirut
Édition·Indépendant — Beyrouth, Liban

Liban

Des tensions américaines sur le refus du délégué militaire libanais de poser avec Israël

Le refus du délégué militaire libanais de poser avec Israël suscite des interrogations au Congrès américain sur le soutien au Liban.

··2 min de lecture
Des tensions américaines sur le refus du délégué militaire libanais de poser avec Israël
Partager

Un correspondant de MTV à Washington rapporte un mécontentement dans certains cercles américains face au refus du délégué militaire libanais d'apparaître en photo avec la partie israélienne.

Des questions sont soulevées dans certains couloirs du Congrès : qui a demandé aux officiers d'agir ainsi ? Le délégué militaire agit-il avec un mandat clair de l'État libanais ? Ce dernier n'a-t-il pas accepté les négociations directes sous l'égide américaine ? Existe-t-il une cohérence décisionnelle au sein de la délégation libanaise entre les volets politique et militaire ? Selon les informations en circulation, ce mécontentement a atteint des acteurs américains responsables du financement et des relations extérieures, provoquant des interrogations sur l'avenir du soutien américain à l'armée libanaise.

Dans ce contexte, les négociations se poursuivent aujourd'hui au département d'État américain, et non au Pentagone, mais avec un caractère sécuritaire et militaire plus marqué. Les dossiers en discussion concernent les zones expérimentales, le calendrier de retrait, les mécanismes de contrôle, ainsi que le rôle de l'armée libanaise dans toute zone susceptible d'être évacuée par Israël. La proposition américaine prévoit la remise de certaines zones à l'armée libanaise, accompagnée d'une formation et d'une supervision américaines des unités libanaises, tandis qu'Israël maintiendrait une présence dans une zone tampon proche de la frontière.

Par ailleurs, l'ambassadrice Nada Hamadeh Maawad est active auprès du Congrès et du Sénat. Selon des sources sénatoriales citées par MTV, elle devrait tenir une série de rencontres avec le sénateur Wicker, président de la commission des forces armées au Sénat, comité directement impliqué dans les politiques de défense, militaires et le soutien aux institutions sécuritaires.

Le Liban aborde aujourd'hui sa deuxième journée confronté à deux épreuves : la négociation sécuritaire au sein du département d'État américain et la gestion du mécontentement politique à Washington, avant qu'il ne débouche sur un débat plus large concernant l'aide américaine à l'armée libanaise.

Les négociations doivent débuter à 9 heures, heure de Washington, soit 16 heures, heure de Beyrouth.

Ajoutez Daily Beirut à votre fil Google News pour recevoir l'info en priorité.
Partager