Liban
Des vaches malades... et la «agriculture» agit
La ministère de l'Agriculture a confirmé qu'une équipe technique et vétérinaire s'est rendue sur place suite à des signalements de maladies chez les bovins dans la région du Qaroun, au Békaa occidental. Des mesures préventives sont en cours pour limiter la propagation des maladies.

Le ministère de l'Agriculture a précisé, à la suite des plaintes reçues de plusieurs agriculteurs, ainsi que des informations diffusées par certains médias et plateformes de réseaux sociaux concernant l'apparition de cas pathologiques chez les bovins dans la région du Qaroun – Békaa occidental, que «les équipes techniques et vétérinaires compétentes de la Direction générale de l'Agriculture – Direction de la ressource animale, sous la direction du ministre de l'Agriculture, le docteur Nizar Hani, se sont immédiatement déplacées vers la zone concernée, où elles ont procédé à un examen sur le terrain des troupeaux et suivi les cas signalés, tout en fournissant aux éleveurs les recommandations sanitaires et préventives nécessaires».
Elle a affirmé dans un communiqué que «les cas observés font l’objet d’un suivi technique et vétérinaire, afin d’évaluer l’état sanitaire, d’identifier les facteurs responsables et de prendre les mesures préventives et thérapeutiques appropriées conformément aux méthodes scientifiques et vétérinaires établies».
Dans le cadre des mesures préventives, le ministère adressera des courriers officiels aux «municipalités situées autour du lac du Qaroun, leur demandant d’intensifier les mesures de lutte contre les insectes vecteurs, notamment les moustiques, les mouches et les insectes capables de transmettre certaines maladies animales, en utilisant des pesticides autorisés et enregistrés selon les procédures, conformément aux normes environnementales et sanitaires établies, contribuant ainsi à réduire la densité des vecteurs et à limiter les risques de transmission des maladies».
Le ministère a souligné que «certaines maladies affectant la ressource animale peuvent être liées à la multiplication des insectes vecteurs et aux facteurs environnementaux, climatiques et sanitaires entourant les troupeaux, ce qui exige une approche intégrée comprenant la surveillance vétérinaire, la vaccination, la lutte contre les vecteurs, ainsi que l'amélioration des conditions d'hygiène et de sécurité biologique dans les exploitations».
Il a également rappelé «l'obligation pour les éleveurs de bovins et autres animaux d'observer strictement les programmes de vaccination et de prévention approuvés, sans négliger les vaccins recommandés contre les maladies épidémiques, ainsi que l'application des mesures de sécurité biologique, la surveillance continue des animaux, l'isolement de tout animal présentant des symptômes pathologiques, et la communication immédiate avec les services et centres agricoles et vétérinaires compétents en cas de suspicion de tout cas».
Le ministère a insisté sur le fait que «le diagnostic précis de toute maladie animale repose sur l'examen vétérinaire, les analyses de laboratoire et les procédures scientifiques établies, aussi ne doit-on pas anticiper les résultats ni formuler des diagnostics ou des classifications non prouvés scientifiquement, car cela pourrait avoir des conséquences négatives sur les éleveurs, le secteur animalier et la sécurité des chaînes de production».
À cet égard, le ministère a lancé un appel aux médias et aux utilisateurs des plateformes de réseaux sociaux à exercer une rigueur et une responsabilité dans la diffusion d'informations relatives à la santé animale, et à se référer aux données et sources officielles avant toute publication ou conclusion. Les informations erronées ou non fondées sur des résultats scientifiques fiables peuvent susciter une inquiétude injustifiée, nuire à la réputation de l'production animale libanaise et de ses produits laitiers et fromagers, et causer des dommages directs à des milliers d'agriculteurs, éleveurs et producteurs respectant les normes sanitaires, ainsi que des responsabilités juridiques pouvant découler de la diffusion d'informations fausses ou trompeuses.
Le ministère a assuré qu'il «suit directement et continuellement tout cas pathologique ou tout cas suspect signalé concernant la ressource animale sur le territoire libanais, et que ses équipes techniques et vétérinaires restent en permanence prêtes à effectuer des inspections sur le terrain, à prodiguer des conseils et à prendre les mesures préventives et sanitaires nécessaires, en coordination avec les organismes concernés. La protection de la santé animale, de la santé humaine, de la sécurité alimentaire et de la durabilité de la production nationale reste une priorité, dans une démarche scientifique reposant sur la prévention, la surveillance précoce, la réponse rapide et le recours à un diagnostic vétérinaire et de laboratoire précis».
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