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Liban

L'électricité de Zahlé au menu de la Banque mondiale et du FMI à Washington

Le dossier de l'électricité au Liban, incluant le modèle de Zahlé, a été discuté par le Premier ministre Nawaf Salam avec les responsables de la Banque mondiale et du FMI à Washington.

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L'électricité de Zahlé au menu de la Banque mondiale et du FMI à Washington
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Des informations indiquent que le dossier de l'électricité au Liban a occupé une place centrale lors des réunions tenues par le Premier ministre Nawaf Salam à Washington avec les hauts responsables de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), en présence du ministre de l'Énergie et de l'Eau Joe Saade et du ministre des Finances Yassine Jaber, dans le cadre de l'examen des réformes nécessaires et de la garantie d'attirer les investissements vers le secteur énergétique.

Selon ces informations, le ministre Saade a longuement exposé la réalité du secteur électrique au Liban, soulignant que la solution commence par la réforme des tarifs, notamment l'adoption d'un tarif variable pour le kilowattheure lié au coût du pétrole, permettant ainsi d'assurer la viabilité financière du secteur, parallèlement à la lutte contre les pertes, les infractions et le vol d'électricité, estimés à environ 30 %.

Dans ce contexte, Saade a présenté le modèle d'électricité de Zahlé comme un exemple pratique garantissant l'alimentation électrique, améliorant la collecte des recettes et réduisant les pertes non techniques, notant que l'expérience de l'institution dans la gestion de la distribution et de la facturation pourrait constituer l'un des modèles dont bénéficierait la réforme du secteur électrique libanais.

Les informations suggèrent que les responsables de la Banque mondiale ont manifesté un intérêt pour ce modèle, considérant que le succès de tout système maîtrisant la collecte des paiements et limitant le vol de courant et les abus renforcerait la confiance des investisseurs et aiderait à fournir les garanties financières nécessaires à leur entrée dans le secteur, surtout que les investissements privés nécessitent un environnement juridique et financier plus stable.

La présentation du modèle de Zahlé intervient alors que le gouvernement libanais affirme que la réforme du secteur électrique ne se limite pas à l'augmentation de la production, mais comprend également la restructuration du secteur, l'amélioration de la collecte des recettes, la réduction des pertes et la création d'un cadre permettant d'attirer de nouveaux investissements. Le ministère de l'Énergie avait annoncé depuis Washington que la sécurisation des investissements privés ou provenant de pays amis exigeait des garanties financières, liées à des réformes couvrant la gouvernance du secteur, l'application de la loi, l'amélioration de la facturation et le traitement des pertes techniques et des infractions.

Ainsi, il semble que l'expérience de Zahlé soit désormais présente dans le débat international sur l'avenir de l'électricité au Liban, non seulement sous l'angle de la sécurité de l'approvisionnement, mais aussi sous celui de la collecte des recettes, du contrôle des pertes et de la fourniture des conditions requises par les investisseurs pour entrer dans le secteur électrique.

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