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Les pourparlers bilatéraux entre le Liban et Israël à Rome n'ont pas abouti à un progrès significatif dans la mise en œuvre de l'accord-cadre, malgré des évaluations divergentes entre Beyrouth et Washington. Les tensions persistent malgré les avancées initiales.

La septième ronde de négociations libano-israéliennes à Rome n’a pas permis de franchir une étape claire dans la mise en œuvre de l’accord-cadre, alors que les évaluations des résultats divergent entre Beyrouth et Washington.
Tandis que la présidence libanaise évoque un blocage des négociations, Washington affirme que cette nouvelle ronde s’est déroulée dans une « atmosphère positive ».
Agence AFP, citant une source à la présidence libanaise, indique que la septième ronde de négociations n’a pas permis d’avancer sur l’élargissement des zones qui devraient être évacuées par Israël au sud du Liban, après que le groupe israélien a rejeté la demande du Liban d’ajouter de nouvelles zones pilotes à la mécanique d’exécution.
Selon cette source, Tel-Aviv insiste sur la nécessité de finaliser la vérification de la présence de l’armée libanaise et de son contrôle total sur les deux zones où l’accord a été mis en œuvre, avant toute transition vers une phase suivante.
À l’inverse, le département d’État américain a qualifié l’atmosphère des discussions de « positive », et un porte-parole de l’agence a déclaré à l’AFP que les deux parties étaient désormais « beaucoup plus proches » d’élargir le périmètre de la phase expérimentale et de la finaliser.
Aucun commentaire officiel n’a encore été publié par le côté israélien concernant les informations rapportées par les sources libanaises.
Selon la source libanaise, le 1er septembre a été proposé comme date initiale pour une nouvelle ronde de négociations, tandis que l’intermédiaire américain poursuivra ses contacts séparés avec les deux parties jusqu’à confirmation formelle de la date.
Les deux délégations ont discuté de la création d’une commission de vérification chargée de surveiller la mise en œuvre de l’accord, ainsi que des pays candidats à sa participation. Une source libanaise proche des négociations a indiqué qu’un tableau réduit avait été convenu pour compléter ultérieurement le processus de sélection, après que l’Israël ait fait objection à la participation de plusieurs pays, notamment la France, selon un rapport publié par le site Euronews.
Le Liban et Israël avaient conclu, le 26 juin, après cinq rounds de négociations accueillis par Washington, un accord-cadre prévoyant un retrait progressif d’Israël des zones qu’il contrôle au sud du Liban, parallèlement à l’expansion de l’armée libanaise, commençant par deux zones considérées comme des modèles pilotes pour l’application de l’accord, ainsi que sur le dossier du désarmement du Hezbollah.
Dans la première étape de mise en œuvre, l’armée libanaise a commencé à se déployer dans la localité occidentale de Zoutrah après le retrait des forces israéliennes de ses abords, tout en renforçant sa présence militaire dans les villages de Sourifa et de Fron.
L’accord prévoit que la présence militaire dans les zones récupérées soit limitée aux forces armées libanaises officielles, avec l’élimination de toute infrastructure ou manifestation militaire liée au Hezbollah, dont le succès constitue la base pour étendre le retrait israélien à d’autres zones.
Malgré une baisse notable des affrontements depuis la signature de la lettre d’intention entre Washington et Téhéran en juin, tout en continuant les négociations libano-israéliennes, les frappes israéliennes se sont poursuivies et ont même augmenté ces derniers jours.
La septième ronde de négociations, lancée mardi à Rome, a coïncidé avec une escalade militaire au sud du Liban, après que l’armée israélienne a mené une série de raids, affirmant viser des infrastructures du Hezbollah, suite au meurtre de deux soldats israéliens lors d’une explosion près de la localité de Majdel Zoun mercredi.
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