Liban
La guerre a détruit le tourisme... mais il y a un grand espoir pour Noël !
Le secteur touristique au Liban a vu ses revenus tomber à environ 50 % de ceux de l'année dernière, en raison des conséquences de la guerre. Cependant, une amélioration est espérée pour les fêtes de fin d'année.

Le président de l'Union des syndicats touristiques et président du syndicat des propriétaires d'hôtels, Béry Achkar, a révélé que les recettes du secteur touristique au Liban cette année sont proches des 50 % de celles réalisées l'année dernière, ce qui signifie que les pertes subies cette année dépassent largement celles de l'année précédente.
Achkar a attribué cette baisse aux conséquences de la guerre, notamment aux bombardements intensifs qui ont frappé Beyrouth en avril dernier.
Il a précisé, citant des agences de voyages, que plus de 50 % des ressortissants libanais résidant aux États-Unis, en Australie, au Canada, au Brésil et dans d'autres pays ont annulé leurs réservations.
Il a estimé que ces données constituent «des signaux précurseurs sur la nature de la saison estivale, qui était attendue comme très faible».
Il a souligné que la saison touristique réelle a commencé tardivement le 15 juillet, poussée par la visite du président de la République Joseph Aoun aux États-Unis, ainsi que par les signes d'intérêt américain concernant la question libanaise, ce qui a encouragé certains ressortissants à venir au Liban, mais cette vague est arrivée trop tard pour la saison touristique dans son ensemble.
Achkar a rappelé que la saison touristique, qui commence habituellement en mai, se termine en réalité à la fin août, car la majorité des ressortissants reviennent dans leurs pays d'origine pour préparer le début de l'année scolaire début septembre.
Il a indiqué que les ressortissants «quittent généralement le Liban entre le 15 et le 25 août», tandis que les écoles au Liban rouvrent également leurs portes en septembre, «mettant ainsi fin prématurément à la saison estivale».
Il a fait remarquer que cette situation diffère de celle de la plupart des pays, où la saison estivale et l'utilisation des plages se prolongent jusqu'à la fin septembre, voire octobre, alors que la saison touristique au Liban s'achève pratiquement avec le début de l'année scolaire.
Il a exprimé l'espoir que la situation s'améliore au Liban, et que la période de Noël et du Nouvel An soit «beaucoup meilleure», contribuant ainsi à compenser une partie des pertes et à améliorer les conditions des établissements touristiques et de leurs employés.
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