Liban
Une opération israélienne prévue dans la région d'Ali al-Taher pourrait durer deux semaines, avec des implications politiques majeures. Le Liban cherche à prolonger le mandat de la FINUL au-delà de 2026.

Le déclenchement de l’opération d’Ali al-Taher est inévitable, et celle-ci a déjà commencé depuis un certain temps, s’intensifiant progressivement. Le Hezbollah en est conscient, et ses cercles font état de préparatifs visant à éviter que l’installation ne tombe sans lutte, c’est-à-dire à imposer à Israël les pertes les plus importantes possibles, y compris des remplacements parmi les éléments, comme on le murmure dans les coulisses.
Cela se produit alors que le parti refuse de remettre l’installation à l’armée libanaise pour plusieurs raisons, notamment l’absence de garanties et la crainte qu’Israël n’exerce de nouveau une pression pour réorienter l’armée libanaise et son retrait ultérieur, comme cela s’est produit dans plusieurs zones.
En revanche, Israël est déterminé à mener l’opération, et l’armée israélienne a informé les autorités politiques de sa capacité à pénétrer dans l’installation, qui pourrait durer deux semaines, offrant ainsi à Netanyahu un succès non négligeable, surtout si l’Iran décide de riposter, ce qui pourrait nuire à sa position électorale. Le général Joseph Klainfeld avait déjà indiqué au Liban qu’un progrès significatif était peu probable avant les élections israéliennes, et il avait entendu de la part de Aoun une demande concernant certains documents présents à Bint Jbeil. Toutefois, les efforts continuent pour tenter de régler certaines questions sans atteindre un véritable accord, notamment la question de l’identité de la troisième partie chargée de surveiller l’action de l’armée.
Selon des informations de MTV, le général Klainfeld s’est rendu en Jordanie afin de vérifier son niveau de préparation à participer à l’opération de vérification au sud du Liban, après avoir reçu une communication du Liban selon laquelle Israël n’exclut pas complètement le rôle italien, mais Rome pose de nombreuses questions sur le niveau de risque pouvant menacer ses troupes et la nature du travail requis au sud, tandis que d’autres pays sont envisagés, dont Canada, Royaume-Uni, Azerbaïdjan (proposé par Israël), Suisse (acceptée par Tel-Aviv malgré sa politique neutre, qui suscite des doutes quant à sa participation), et Maroc, qui participe au Conseil de paix à Gaza.
Mais les sources insistent sur la distinction entre la troisième partie de surveillance, dont le nombre d’éléments ne dépassera probablement pas 40 ou 50, et le remplaçant potentiel de la FINUL, dont le mandat prend fin en 2026. En l’absence de tout indice ou proposition concrète concernant ce remplaçant, des sources suivant les développements de MTV révèlent que le Liban tente au moins de prolonger le mandat de la FINUL jusqu’en 2027, c’est-à-dire de maintenir ses activités même pendant son retrait. Le Liban insiste sur la nécessité d’un remplaçant et rejette actuellement toute coordination directe entre armées, comme le souhaite Israël, ainsi que les États-Unis, qui considèrent que leur présence dans le comité de coordination conjoint (MCGfor L) est temporaire et devrait prendre fin à la fin de cette année.
Tandis qu’Israël continue de refuser toute zone expérimentale nouvelle ou même la réactivation du cessez-le-feu avant l’exécution de la série d’explosions à Ali al-Taher et ailleurs, MTV a appris que les Israéliens et les Américains souhaitent que le Liban termine la mission de retrait des armes dans la région de Delta, c’est-à-dire la zone sélectionnée au sud du Litani, incluant Ghindarieh, mais la réponse libanaise est que les attaques israéliennes entravent cette mission.
Détails dans la vidéo ci-jointe.



