Liban
La syndicat des propriétaires condamne les tentatives d'entrave à l'application des lois
Le syndicat des propriétaires rejette toute ingérence dans le pouvoir judiciaire et dénonce les appels à suspendre l'application des lois en vigueur.

Le syndicat des propriétaires a exprimé son refus catégorique de toute intervention dans le fonctionnement de l’autorité judiciaire ou de toute tentative d’influencer les juges dans l’exercice de leurs fonctions, en se fondant sur le principe d’indépendance de la justice et le respect de la souveraineté de la loi.
Dans un communiqué, il a également rejeté les appels à suspendre ou à interrompre l’exécution des lois en vigueur en dehors des procédures constitutionnelles et législatives, estimant que cela porte atteinte au principe de l’État de droit et des institutions, et favorise le désordre juridique ainsi que l’inégalité entre les citoyens.
Le syndicat a dénoncé la persistance des accusations portées contre les juges, les accusant d’erreurs ou de fautes simplement parce qu’ils appliquent les textes légaux en vigueur. Il a rappelé que le juge est tenu d’appliquer la loi telle qu’elle est, et que toute contestation des textes ou demande de modification doit passer par le pouvoir législatif, et non par la remise en cause de la justice ou la dégradation de sa réputation.
Il a souligné que le droit de propriété privée est un droit constitutionnel sacré consacré par la Constitution libanaise et protégé par la loi, et qu’il est inacceptable de continuer à le diminuer ou à le suspendre sous quelque prétexte que ce soit. Les propriétaires ont supporté pendant plus de quarante ans des charges exceptionnelles et des privations de leurs droits fondamentaux, jusqu’à ce que la justice commence à suivre son cours par l’application des lois en vigueur et la restauration des droits confisqués selon les procédures légales.
Le syndicat a qualifié d’inacceptable que certains acteurs, qui ont systématiquement tenté d’entraver l’exécution des lois et des décisions judiciaires sans succès, demandent au Premier ministre, le juge Nawaf Salam, ancien magistrat ayant prêté serment de respecter la Constitution et la loi, d’agir contre sa conscience nationale, juridique et professionnelle, et de contribuer à l’injustice envers les propriétaires en les privant de leurs droits garantis par la Constitution et les lois en vigueur.
Il a insisté sur le fait que le respect des décisions judiciaires et de l’indépendance de la justice constitue la pierre angulaire de la protection des droits et de la préservation de la justice, et que toute tentative de pression sur la justice ou d’incitation du pouvoir exécutif à violer les lois en vigueur est totalement inacceptable.
Le syndicat a conclu en appelant les parties concernées à adopter un langage juridique responsable et à se référer aux institutions constitutionnelles compétentes, loin des campagnes de pression, de diffamation et de dénigrement, afin de préserver la dignité de la justice, la confiance des citoyens en elle, le principe d’application des lois en vigueur et de consolider la sécurité juridique, qui constitue un pilier fondamental dans tout État respectueux de la Constitution et des droits.
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