Liban
Le président Jozef Aoun réaffirme son engagement pour un Liban uni, libre et égal à l'occasion du 48e anniversaire de l'assassinat de Tony Suleiman Frangieh.

Le président de la République, Jozef Aoun, a publié la déclaration suivante :
À l'occasion du 48e anniversaire de l'assassinat de l'ancien ministre Tony Suleiman Frangieh, de membres de sa famille et de ses compagnons à Ehden, le président Jozef Aoun a déclaré : « Se remémorer cet événement douloureux nous oblige à tirer des leçons du sang que les années de paix n'ont pas su nous enseigner. Une mémoire nationale sincère ne choisit pas ses blessures, elle les porte toutes pour bâtir sur leur douleur une promesse de non-répétition. »
Cette commémoration intervient alors que le Liban fait face à un enjeu crucial : soit ses habitants s'unissent autour d'un État souverain, qui monopolise la force armée, impose la loi et protège chaque citoyen sans distinction d'appartenance ou de statut, soit il demeure prisonnier de la logique des milices et de la culture de l'exclusion.
Nous sommes à un moment où le luxe du sectarisme et des divisions régionales est inacceptable. L'unité nationale ne doit plus être un simple slogan lors des cérémonies, mais une nécessité vitale fondée sur la franchise, renforcée par la justice et enracinée dans l'équité pour toutes les composantes du peuple, sans exception.
Je renouvelle aujourd'hui, devant les âmes des victimes d'Ehden ainsi que devant tous les martyrs de la guerre civile, toutes confessions et régions confondues, et des conflits qui ont suivi, mon engagement à œuvrer pour un Liban où ses citoyens vivent libres et égaux, unis non seulement par leur territoire mais par une citoyenneté authentique et l'appartenance à un État de droit. Que Dieu ait pitié des martyrs et aide le Liban à se sauver lui-même. »



