Liban
Le président Joseph Aoun a exprimé son profond respect à la France, son gouvernement et son peuple, pour leur soutien continu au Liban et à ses institutions. Il a souligné l'importance stratégique de cette alliance historique face aux défis actuels du pays.

Le président Joseph Aoun, à son arrivée à Paris, a exprimé un "profond sentiment de reconnaissance envers la France, son chef d'État, son gouvernement et son peuple, pour leur soutien constant en faveur du Liban et de ses institutions constitutionnelles, militaires et sécuritaires", affirmant que cette "partenariat historique entre les deux pays revêt aujourd'hui une importance exceptionnelle face aux défis auxquels le Liban est confronté".
Le président Aoun a insisté sur le fait que "l'armée libanaise et les forces de sécurité intérieure constituent, avec les autres services de sécurité, la seule garantie de protection du pays, de sa souveraineté et de la sécurité de ses citoyens, et que le renforcement de leurs capacités humaines et logistiques constitue une priorité nationale absolue qui nécessite une mobilisation concertée des efforts des pays amis du Liban", ajoutant que "sa participation à la réunion préparatoire de la conférence internationale organisée par la France pour soutenir l'armée libanaise et les forces de sécurité intérieure s'inscrit dans le cadre de l'engagement de l'État libanais à exercer son autorité, à concentrer le contrôle des armes entre les mains de la légitimité, et à construire un État fort capable de protéger ses citoyens et de préserver la stabilité de la région".
À propos de son entretien prévu demain avec le président français Emmanuel Macron, le président Aoun a déclaré que "les discussions porteront sur la réunion préparatoire, sur la situation au Liban en général, et particulièrement dans le sud, à la lumière de la persistance des attaques israéliennes contre les villages et les villes du sud, ainsi que sur la phase postérieure à la mission des forces internationales opérant dans le sud, la « UNIFIL », sur le processus de négociations libano-américaines-israéliennes, et sur l'évolution de la situation dans la région".
Le président Aoun a également salué "le rôle joué par le roi Abdullah II d'Jordanie dans le soutien au Liban, dont plusieurs initiatives ont été prises dans ce domaine, notamment la réunion préparatoire qui se tiendra à la capitale française".
Répondant à une question sur la position du Liban concernant la tentative d'attaque contre La Mecque, le président Aoun a déclaré : "J'ai suivi avec une grande inquiétude les développements liés à la tentative d'atteinte à La Mecque, la destination sacrée des musulmans du monde entier, et j'ai condamné fermement cette tentative d'agression odieuse qui ne vise pas seulement l'Arabie Saoudite, mais touche aussi la sainteté des lieux sacrés qui incarnent, dans l'âme de deux milliards de musulmans, les valeurs de foi et de paix".
Il a souligné que "l'attaque contre les lieux saints, quelle que soit la justification ou les calculs politiques derrière elle, constitue une violation de toutes les normes religieuses et humaines, et exige une réponse unifiée de la part du monde arabe et islamique afin de mettre fin à ces pratiques qui menacent la sécurité et la stabilité de la région".
Le président Aoun a enfin affirmé le "plein soutien du Liban à l'Arabie Saoudite, son leadership, son gouvernement et son peuple", et a salué la vigilance des forces armées saoudiennes dans la confrontation de ce danger et dans l'éviction de ses conséquences néfastes pour les visiteurs du sanctuaire de Dieu et les résidents aux alentours des deux sanctuaires sacrés".



