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Le président Aoun : Nous devons garder de grands espoirs pour le Liban

Le président Michel Aoun a affirmé que la résilience et la foi du Libanais en son pays sont les fondements de la capacité à surmonter les difficultés. Il a appelé à une unité nationale pour relancer le pays.

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Le président Aoun : Nous devons garder de grands espoirs pour le Liban
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Le président de la République, Joseph Aoun, a souligné que « la solidité du Libanais et sa foi dans son pays ont été les fondements de la capacité à surmonter les difficultés et les épreuves, et de maintenir le Liban debout », ajoutant que « notre unité est suffisante pour relever notre pays ».

Il a déclaré : « Nous avons commencé avec ce gouvernement à traiter le problème de la corruption qui sévissait depuis des années, et nous menons une guerre contre ceux qui refusent la logique de l’État, alors que nous voulons un État. D’où la responsabilité partagée, qui concerne tous les Libanais ».

Cette déclaration du président Aoun a été faite lors de sa réception, au palais de Baabda, d’une délégation du Conseil général maronite, présidée par son président, l’ingénieur Michel Matar.

Dans un premier temps, l’ingénieur Matar a remercié le président Aoun pour sa réception, déclarant : « Excellence, du Conseil général maronite, nous vous offrons notre profonde reconnaissance pour vos positions nationales fermes et votre sagesse dans la conduite du pays durant cette période difficile. Notre visite aujourd’hui au palais présidentiel est une démarche d’engagement aux côtés de Votre Excellence, sur les questions pour lesquelles vous luttez, ainsi qu’un soutien à vos efforts de réforme et de sauvetage. Nous sommes tous convaincus que le Liban ne peut plus se permettre de perdre davantage de temps, et que sa sortie de crise exige une volonté ferme, un État fort et une décision nationale ».

Il a poursuivi : « Depuis sa création, le Conseil général maronite est, et demeure, une institution nationale dont les objectifs principaux sont de préserver le Liban comme message, de protéger sa diversité, de défendre la formule de coexistence, et de placer l’intérêt national au-dessus de tout autre considération. Aujourd’hui, nous sommes face à une étape historique chère au cœur du Conseil : le cent cinquantième anniversaire de sa fondation. Cent cinquante ans d’engagement, de service, et de foi en un Liban, patrie définitive pour tous ses enfants. Ce moment prend encore plus de symbolisme et de profondeur en s’inscrivant dans le parcours historique qui a conduit à la naissance du Grand Liban, une période où le patriarche fondateur Elias Hrawi était l’un des figures majeures et architectes de ce projet. Comme lui, sous sa bénédiction, vous portez la cause du Liban sur les scènes internationales, œuvrant pour qu’il reste une patrie pour toutes ses composantes, libre, souverain, indépendant, diversifié, ouvert sur son environnement et le monde, fondé sur la coopération entre ses fils, résidents et diaspora ».

Il a ajouté : « Le fait que ces événements historiques coïncident avec votre mandat revêt, à nos yeux, une signification particulière. C’est une occasion de renouveler notre engagement envers le Liban, de restaurer la confiance dans l’État, et de construire l’avenir sur de nouvelles bases. Nous voyons en Votre Excellence un espoir de restauration de la dignité des institutions, d’ouverture d’un processus de réforme et de sauvetage qui demande du courage, de la volonté et de la persévérance. Le Conseil général maronite restera aux côtés de tout effort sincère que vous entreprenez pour sauver le Liban, consolider l’État de droit, protéger la Constitution, préserver les libertés, renforcer l’indépendance de la justice, et bâtir une économie productive capable de redonner espoir aux Libanais ».

Matar a souligné que « le Liban que nous voulons n’est pas un Liban divisé ni un Liban basé sur des compromis, mais un Liban État, où chaque citoyen se sent pleinement associé à sa patrie, où ses droits sont respectés, où sa dignité est préservée, et où son avenir ne peut être tracé que dans les institutions de l’État ». Il a conclu : « À partir de notre position au sein du Conseil général maronite, nous tendons la main à Votre Excellence pour travailler ensemble afin de réaliser le Liban rêvé par le patriarche Elias Hrawi, le Liban pour lequel ont combattu nos pères et nos ancêtres, et le Liban que méritent nos enfants et nos petits-enfants. Que notre célébration du cent cinquantième anniversaire de la fondation du Conseil général maronite soit une occasion de renouveler notre engagement envers un Liban patrie indépendante, et que la coïncidence de cette date avec votre mandat, Excellence, soit une opportunité de renouveler l’espoir que le Liban est capable de se relever, que l’État peut retrouver sa place, et que les Libanais, s’ils unissent leur volonté, peuvent écrire un nouveau chapitre de l’histoire de leur pays ».

En conclusion, Matar a déclaré : « Au nom du Conseil général maronite, et au nom de tous ceux qui croient en un Liban, patrie définitive pour tous ses enfants, nous disons : nous sommes aux côtés de tout effort de sauvetage et de réforme sincère, et de toute initiative qui ramène à la souveraineté au Liban, à la dignité de l’État, à la dignité du citoyen et à l’espoir des jeunes pour l’avenir ».

Que Dieu garde le Liban, son peuple, et vous aide, Excellence, à porter la charge nationale ».

Président Aoun

Le président Aoun a répondu à la délégation, saluant les efforts du Conseil général maronite, et insistant sur le fait que « la construction des nations est une responsabilité partagée, qui ne repose pas sur une seule personne ou un seul groupe, chacun selon sa place et son rôle. J’ai souligné que l’intérêt national doit rester la priorité absolue, au-dessus de toute considération personnelle, afin que le pays puisse se réconcilier ». Il a ajouté : « Les jeunes du Liban et leur génération nouvelle sont la force motrice, partout où ils se trouvent. L’expérience tirée de l’histoire et des nombreuses crises traversées par le Liban, particulièrement depuis 2019 jusqu’à aujourd’hui, montre que la solidité du Libanais et sa foi en son pays ont été les fondements de la capacité à surmonter les difficultés et à maintenir le Liban debout. Notre unité est suffisante pour relever notre pays, et l’union autour de l’intérêt national en tant que priorité fondamentale ».

Il a poursuivi : « Nous avons commencé avec ce gouvernement à traiter le problème de la corruption endémique depuis des années, et nous menons une guerre contre ceux qui rejettent la logique de l’État, alors que nous voulons un État. D’où la responsabilité partagée, qui concerne tous les Libanais. Le gouvernement a pris des mesures dans le cadre des réformes économiques et financières, certes insuffisantes, mais elles ont permis une croissance, que nous espérions voir augmenter cette année, mais la guerre a ruiné cet espoir. Malgré tout, le Liban reste debout et ses institutions fonctionnent. Nous espérons sortir de cette situation pour que le Liban retrouve sa place naturelle, celle qu’il a toujours occupée dans les années 70 du siècle dernier, ce qui n’est pas difficile si nous croyons vraiment au Liban et si nous le conservons comme un message de diversité pour l’Orient et l’Occident, comme l’a dit Sa Sainteté le pape Jean-Paul II ».

Il a ajouté : « Le monde regarde le Liban avec respect, et les pays frères s’attachent à l’image ancienne du Liban qu’ils connaissaient. C’est cet objectif suprême que nous visons, et il faut s’unir autour d’un État qui protège tous, qui agit pour l’intérêt de tous, et s’éloigner de la sectarisation, de la confessionnalité et de l’idéologie partisane ».

Le président Aoun a poursuivi : « Sur la ligne des négociations, l’État a pris une décision qu’il n’avait pas d’autre choix après les ravages et les souffrances causées par la guerre. Bien sûr, les négociations ne sont ni faciles ni rapides, il y a des obstacles et des difficultés, mais elles restent bien meilleures que la guerre. Nous partageons les mêmes objectifs : libérer le sud, déployer l’armée jusqu’à la frontière, récupérer les prisonniers, faire revenir les familles et reconstruire. Cela ne peut pas être réalisé par la guerre, comme cela s’est montré. Il n’y a donc pas d’autre choix que la négociation ».

Le président Aoun a conclu : « Nous devons garder de grands espoirs pour le Liban, exploiter les opportunités qui nous sont offertes, ne pas compter sur personne ni sur des aides, mais sur l’investissement, ce que je dis à toutes les nations, et nous appelons à donner des chances au Liban et aux Libanais ».

Directeur des relations internationales au Comité olympique asiatique

Par ailleurs, le président Aoun a tenu des rencontres diplomatiques, sportives et administratives. Dans ce cadre, il a reçu, en présence de la ministre de la Jeunesse et des Sports, Nora Birekdarian, l’ambassadeur du Qatar au Liban, Cheikh Saud bin Abdul Rahman bin Faisal Al Thani, le président du bureau du Comité olympique asiatique et directeur des relations internationales du bureau, Cheikh Faisal Ahmed Ali Al Thani, ainsi que la délégation accompagnatrice.

Lors de la rencontre, les questions relatives à la situation de la Fédération olympique libanaise ont été abordées, en vue de préserver l’intérêt du sport libanais tout en garantissant le respect des lois, des réglementations et de la charte olympique. Le président Aoun a salué les réalisations des sportifs libanais, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, soulignant l’importance de la présence sportive libanaise sur la scène mondiale et au sein des comités internationaux, notamment le Comité olympique.

L’ambassadeur Hadi Jabber

Diplomatiquement, le président Aoun a examiné avec l’ambassadeur du Liban en Inde, Hadi Jabber, les relations bilatérales entre les deux pays et les moyens de les développer, ainsi que le rôle de la brigade indienne opérant au sein des forces internationales « UNIFIL » dans le sud.

L’ambassadeur Béchir Azam

Le président Aoun a discuté avec l’ambassadeur du Liban en Russie, Béchir Azam, des relations libano-russes et des moyens de les renforcer, ainsi que de la coopération entre les deux pays dans divers domaines.

Président de la Cour des comptes

Administrativement, le président Aoun a reçu le président de la Cour des comptes, le juge Georges Atta, avec qui il a examiné les activités de la cour dans les différentes administrations et institutions publiques, la lutte contre la corruption et les pots-de-vin, ainsi que la préservation d’un bon fonctionnement des services publics et de toutes les institutions soumises à la surveillance de la Cour des comptes.

Musée Wadi Safa

Culturellement, le président Aoun a reçu l’ancien ministre Elias Hanna, accompagné d’une délégation comprenant le maire de Niha Chouf, Ghassan Farhat, le colonel Ilyas Francis, et la doctoresse Norma Haddad Hanna. Ils l’ont informé des préparatifs en cours pour la création d’un musée des œuvres du grand artiste décédé Wadi Safa dans sa ville natale de Niha Chouf, notamment après que la municipalité a offert un terrain de 2500 m², désormais propriété du ministère de la Culture, destiné à abriter le musée.

Le ministre Hanna et les membres de la délégation ont précisé : « L’objectif de ce musée est de préserver les œuvres et le patrimoine de l’artiste disparu, afin qu’il devienne un projet culturel et artistique pour les générations futures, contribuant ainsi à dynamiser la vie touristique de la localité ».

Le président Aoun a salué les efforts des membres de la délégation pour perpétuer la mémoire de l’artiste Wadi Safa, considéré comme l’un des géants de l’art libanais et arabe, qui a enrichi la bibliothèque musicale et artistique libanaise et arabe, et a constitué un pont culturel et patrimonial entre le Liban et le monde ».

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