Liban
Le sud du Liban connaît une escalade militaire massive, avec des frappes aériennes israéliennes, des bombardements d'artillerie et des opérations de balayage aux armes automatiques. La région d'Ali al-Taher suscite une attention particulière d'Israël et des États-Unis, tandis que les tensions s'intensifient autour d'une possible offensive plus large.

Le sud libanais a connu, lundi soir, une escalade militaire généralisée avec la poursuite des frappes aériennes israéliennes, des bombardements d'artillerie et des opérations de balayage aux armes automatiques, parallèlement à des explosions et des démolitions touchant plusieurs bâtiments et maisons dans des villages et localités du sud.
Dans le secteur ouest, l'aviation militaire israélienne a attaqué la localité de Al-Munṣūri en deux vagues, avant que celle-ci ne soit ciblée par un bombardement d'artillerie, suivi ultérieurement par une nouvelle frappe aérienne et un nouvel attentat par artillerie dans la zone.
Des opérations de balayage israéliennes aux armes automatiques ont également été signalées vers les zones de Biyot al-Siyad et Al-Munṣūri, alors que le vol intense des drones israéliens se poursuivait au-dessus de plusieurs régions du sud.
Autour de la localité d'Ein Tora, les forces israéliennes ont lancé un bombardement d'artillerie, simultanément à des opérations de balayage aux armes automatiques visant la localité, tandis que des opérations similaires ont été signalées vers Hadatha.
Quant au district de Nabatiye, des lanceurs israéliens ont largué des bombes incendiaires sur des champs à Doha Kfar Raman, provoquant un incendie dans la région, avant que deux frappes aériennes israéliennes ne ciblent la zone.
À Bni Hayyan, une explosion israélienne a visé le bâtiment municipal, tandis que des opérations de destruction et de démolition se poursuivaient sur plusieurs maisons et bâtiments dans des villages du sud.
Zawtar Est a également connu une escalade marquée, avec un bombardement d'artillerie contre les abords de la localité, suivi par une opération de démolition violente menée par l'armée israélienne dans la zone, tandis qu'un bruit d'explosion puissante a été entendu en ville.
À Barashit, des opérations de démolition ont également été rapportées par l'armée israélienne, dans le cadre des opérations de démolition qui touchent plusieurs zones du sud.
Dans un autre développement, l'agence nationale de l'information a annoncé la chute d'un drone israélien aux abords de la localité de Zabqin, tandis que l'aviation sans pilote israélienne survolait à basse altitude les hauteurs du mont Ali al-Taher et ses environs.
Cette escalade militaire intervient alors que la région d'Ali al-Taher attire une attention particulière d'Israël et des États-Unis, notamment à la lumière de rapports médiatiques évoquant la présence d'éléments du Hezbollah dans la zone.
À cet égard, un correspondant de « Al Jadeed » à Washington, citant des sources, a indiqué qu'aucun feu vert américain n'avait encore été donné pour toute attaque militaire israélienne contre la région d'Ali al-Taher, bien qu'il existe un « accord tacite » américain sur cette perspective.
Selon des sources citées par les médias, l'intervention américaine a contribué à freiner l'escalade israélienne à la fin du week-end au sud du Liban, tout en refusant d'accorder à Tel-Aviv l'autorisation d'entreprendre une opération étendue sur les hauteurs d'Ali al-Taher.
Dans le même contexte, des sources interrogées par la chaîne « Al-Hadath » ont affirmé que la visite du général Joseph Votel, président de la commission de cessez-le-feu au Liban, n'avait pas abouti à une extension des zones expérimentales, soulignant l'absence de bases claires pour le moment concernant la méthode de sélection des pays participant à la vérification du désarmement du Hezbollah au Liban.
Les mêmes sources ont ajouté que le Hezbollah n'avait pas encore reçu de « feu vert » iranien pour mener des opérations contre Israël.
À l'inverse, des médias israéliens rapportent des estimations selon lesquelles les éléments du Hezbollah présents sur le mont Ali al-Taher, dont Israël affirme qu'ils sont encerclés, disposent de ressources limitées.
Les évolutions militaires rapides reflètent la persistance d'une tension accrue dans le sud, marquée par diverses formes d'attaques — frappes aériennes, bombardements d'artillerie, balayages aux armes automatiques, lâchers de bombes incendiaires, démolitions et explosions de bâtiments — tandis que l'attention reste focalisée sur les hauteurs d'Ali al-Taher et les risques d'une évolution du conflit vers une opération militaire plus vaste.
SBI



