Liban
Le député Fouad Makhzoumi a reçu l'envoyé économique spécial du président Emmanuel Macron, Jacques de Lajugie, soulignant que la restauration de l'autorité de l'État est un défi à la fois sécuritaire et financier.

Le député Fouad Makhzoumi a reçu l'envoyé économique spécial du président Emmanuel Macron, Jacques de Lajugie.
Il a déclaré dans un discours : "J'ai eu l'honneur de recevoir l'envoyé économique spécial du président Emmanuel Macron, M. Jacques de Lajugie, lors d'une réception à ma résidence, en présence de Son Excellence l'ambassadeur Hervé Magro, des représentants des blocs parlementaires et de plusieurs amis. Bienvenue à vous, et merci de vous joindre à nous ce soir. Nous nous réunissons aujourd'hui à un moment précis et difficile que traversent le Liban et notre région. Les conflits persistants et l'état d'instabilité qui nous entourent continuent de peser lourdement sur notre pays et son peuple."
Makhzoumi a souligné que "dans le même temps, il faut reconnaître la vérité fondamentale qui ne peut être ignorée : la question des armes du Hezbollah reste la question centrale non résolue qui affecte la souveraineté du Liban, l'autorité de l'État et la confiance en son avenir. Aucune reprise durable ne peut être pleinement réalisée sans un État qui détient le monopole exclusif de la décision de guerre et de paix. Il faut également reconnaître que la restauration de l'autorité de l'État n'est pas seulement un défi sécuritaire, mais aussi un défi financier. Ces dernières années, l'expansion de l'économie monétaire parallèle a affaibli les institutions de l'État, réduit la transparence, facilité le fonctionnement des réseaux financiers illicites et isolé de larges secteurs de l'activité économique du système bancaire officiel. Par conséquent, la reconstruction d'un secteur bancaire fiable, transparent et correctement réglementé n'est pas seulement une nécessité économique, mais constitue un élément essentiel de la restauration de l'autorité de l'État et de la limitation de l'influence des structures parallèles qui opèrent en dehors du cadre des institutions publiques."
Il a noté que "la France s'est tenue aux côtés du Liban pendant des décennies, dans les moments de crises et de transformations. Votre présence aujourd'hui reflète cet engagement continu et souligne l'importance du partenariat qui unit nos deux pays."
Makhzoumi a expliqué que "notre discussion ce soir se concentre sur l'un des piliers les plus importants de la reprise, à savoir la restructuration du secteur financier libanais. L'existence d'un système bancaire sain, transparent et suffisamment capitalisé est une condition essentielle pour la croissance économique, l'investissement, la reconstruction, la création d'emplois et le rétablissement de la confiance.
La loi sur la restructuration des banques et la loi sur le déficit financier sont deux étapes fondamentales sur la voie du rétablissement de la confiance, de la détermination des responsabilités, de la protection des droits des déposants, du renforcement de la gouvernance et de la transparence, et de la mise en place des bases d'un processus de reprise crédible. Ces deux lois doivent être adoptées conformément aux meilleures normes et pratiques internationales, contribuant ainsi à faire avancer le Liban vers un accord avec le Fonds monétaire international, et surtout à garantir leur application effective pour assurer leur crédibilité et leur impact."
Il a insisté sur le fait que "le défi auquel nous sommes confrontés aujourd'hui ne réside plus dans l'identification des réformes nécessaires, mais dans la compréhension des obstacles qui continuent d'entraver leur adoption et leur mise en œuvre, et dans le travail pour les surmonter. C'est pourquoi notre discussion d'aujourd'hui revêt une importance particulière, car nous ne nous réunissons pas seulement pour discuter du contenu de ces réformes, mais aussi pour examiner les obstacles politiques, institutionnels et pratiques qui empêchent les progrès, et comment le Liban et ses partenaires internationaux peuvent coopérer pour les surmonter."
Makhzoumi a ajouté : "Le Liban possède le capital humain, l'esprit d'initiative et la capacité de résilience nécessaires pour réussir. Avec les bonnes réformes, un leadership responsable et des partenariats internationaux solides, notre pays peut rétablir la confiance, renforcer ses institutions et retrouver son rôle de centre d'opportunités économiques et d'innovation dans la région. Merci pour votre amitié, votre soutien et votre engagement envers le Liban."



