Liban
Le ministre de l'Information Paul Marcos décrit la rencontre entre le président libanais Joseph Aoun et Donald Trump comme une reconnaissance américaine concrète de la souveraineté du Liban.

Le ministre de l'Information Paul Marcos a qualifié de "historique" le sommet qui a réuni le président de la République Joseph Aoun et le président américain Donald Trump à Washington, soulignant qu'il s'agissait du premier entretien entre un chef d'État libanais et un président américain depuis environ vingt ans. Il a précisé que cette rencontre constituait une reconnaissance officielle et concrète des États-Unis de la décision nationale du Liban concernant sa souveraineté sur son territoire et sa position dans les négociations.
Dans une interview accordée à la chaîne "Al Hadath", Marcos a indiqué que "l'accueil réservé au président Aoun ainsi que la durée de la rencontre, qui a dépassé une heure, sont deux indicateurs majeurs". Il a ajouté que "la position politique s'est accompagnée de mesures concrètes, notamment le soutien des États-Unis au déploiement de l'armée libanaise, parallèlement au début du retrait progressif des forces israéliennes des zones concernées par les accords successifs".
Le ministre a précisé que "les résultats du sommet ne se limitent pas à l'appui militaire, mais incluent également une ouverture américaine à l'encouragement des investissements au Liban, une révision de la décision de suspension des vols directs vers Beyrouth, ainsi qu'un soutien à la voie des réformes". Il a exprimé l'espoir que ces positions se traduisent par des mesures opérationnelles supplémentaires.
Marcos a affirmé que "le président de la République s'est rendu à Washington avec une position exigeant le retrait total des forces israéliennes, l'arrêt des agressions israéliennes et la capacité de l'armée libanaise à exercer son autorité sur l'ensemble du territoire national, avec le soutien des États-Unis et de la communauté internationale".
Il a insisté sur le fait que "la confiance exprimée par le président Aoun dans la direction et les membres de l'armée revêt une grande signification et renouvelle la confiance dans l'institution militaire".
Le ministre Marcos a également souligné que "la position qui a motivé la récente visite présidentielle aux États-Unis s'inscrit dans le cadre du respect de la Constitution et de la revendication de la restauration de la souveraineté libanaise".
Il a expliqué que "le président Aoun a agi conformément à son serment constitutionnel de respecter les principes souverains de la Constitution".
Concernant les divergences politiques internes, notamment les réactions des partis opposés à la visite, comme le Hezbollah, Marcos a estimé que "le débat au sein d'une société démocratique est légitime et nécessaire". Il a appelé, en sa qualité de ministre de l'Information, à "une interaction avec les événements politiques dans le respect maximal de la liberté", tout en évitant "les discours de haine" et en préservant "les droits et la dignité des autres".
Sur le plan opérationnel, Marcos a évoqué les mouvements actuels dans le sud du Liban, entre déploiement de l'armée et retraits partiels israéliens, les qualifiant de "phases fondatrices délicates et sensibles, ce qui explique certaines difficultés". Il a assuré que "ces étapes constituent des bases essentielles sur lesquelles il faut s'appuyer pour atteindre l'objectif visé, à savoir le retrait complet des forces israéliennes au-delà des frontières libanaises".
Il a conclu en soulignant "l'existence d'un consensus officiel et d'une volonté claire, tant au niveau de la présidence de la République que du gouvernement, incluant le président et les membres, pour maintenir la revendication du retrait total, ce qui est exprimé clairement au Conseil des ministres et lors des réunions ministérielles régulières".
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