Liban
Marcos : Salam a confirmé qu'il n'avait pas demandé à M. Jumblatt de ne pas participer à la séance
Le Premier ministre Nouaf Salam a présidé une réunion du Conseil des ministres au siège gouvernemental, où le ministre de l'Information, Boul Mourad, a clarifié les allégations concernant la participation du ministre de la Défense. Il a affirmé que le chef du gouvernement n'avait pas interdit à ce dernier de participer à la séance.

Le président du Conseil des ministres, Nouaf Salam, a présidé une séance du Conseil des ministres au siège gouvernemental, à laquelle ont participé les ministres suivants : finances Yassine Jabar, culture Ghassan Salama, énergie et eau Jou al-Sadi, tourisme Laura Khazenn, affaires sociales Hinnan al-Sayyed, affaires étrangères et diaspora Youssouf Rjei, économie et commerce Ammar al-Bassat, déplacés et affaires technologiques, informatique et intelligence artificielle Kamil Shehadeh, intérieur et collectivités locales colonel Ahmed al-Hajjar, justice Adel Nasr, communications Charbel Hajj, jeunesse et sport Nora Berkeparian, industrie Jou Issa al-Khoury, affaires administratives et développement Fadi Makki, travail Mohamed Haydar, travaux publics et transports Fayez Rasamni, agriculture Nizar Hanna, information avocat Boul Mourad, environnement Tamara Zain et santé publique Rakhan Nassar ed-Din, ainsi que le directeur général de la présidence de la République Antoine Chakir et le secrétaire général du Conseil des ministres, le juge Mahmoud Maki.
Après la clôture de la séance vers 17h30, Mourad a déclaré ce qui suit :
"Une séance du Conseil des ministres s'est tenue au grand palais sous la présidence de Monsieur le Président du Conseil des ministres, Nouaf Salam, en présence des messieurs et mesdames ministres, en l'absence de Son Excellence le ministre de la Défense nationale et de la ministre de l'Éducation supérieure et de l'Enseignement.
"Au début de la séance, Monsieur le Président a soulevé quatre sujets. Le premier concerne les opérations de destruction systématique des villages dans le sud menées par l'occupation israélienne, qu'il a qualifiée à nouveau d'infraction aux lois de la guerre et à la Convention de Genève. Le deuxième sujet porte sur les déclarations du ministre israélien de la Guerre Katz selon lesquelles les forces d'occupation israéliennes resteraient au Liban, à Gaza et en Syrie, ce qu'il a jugé inacceptable en bloc et en détail. Monsieur le Président a ajouté que « l'administration américaine avait bien fait » en répondant à cette déclaration, considérant qu'elle contredit le cadre tripartite entre le Liban, Israël et les États-Unis.
Le troisième sujet abordé par Monsieur le Président est l'importance de la décision prise par le Conseil des ministres lors de sa session précédente, portant sur les bases des négociations avec 'Soleider' concernant la prolongation de son mandat. Il a informé 'Soleider' du contenu de cette décision et a insisté sur l'importance pour la commission ministérielle qu'il préside, en tant que vice-président du Conseil des ministres, de commencer immédiatement les négociations dès la réception de la réponse de 'Soleider'. Quant au quatrième sujet, Monsieur le Président a salué l'adoption de plusieurs lois au sein du Parlement, qui s'inscrivent dans le cadre des réformes que nous avons exprimé dans notre programme ministériel. Ces lois sont notamment la loi abrogeant la peine de mort, car elle confirme que la justice protège la société sans discrimination, tout en renforçant le rôle du Liban dans l'engagement aux normes internationales en matière de droits humains, notamment les principes fondamentaux des droits de l'homme.
La deuxième loi mentionnée par Monsieur le Président est la loi d'amnistie générale, dont l'importance nationale est majeure, car elle contribue à corriger les injustices subies par certaines catégories de personnes arrêtées ou condamnées, tout en atténuant fortement la surpopulation carcérale, qui ne correspond pas à la dignité humaine. Bien que cette loi ne soit pas parfaite, a ajouté Monsieur le Président. En ce qui concerne le troisième point des lois, Monsieur le Président a souligné l'adoption de la nouvelle loi sur l'information après de longues années d'attente.
Monsieur le Président a également évoqué l'absence de Son Excellence le ministre de la Défense nationale à la séance du Conseil des ministres d'aujourd'hui, indiquant que son absence ne serait pas prolongée, et qu'il lui porte toute affection, respect et considération. Il est engagé, comme moi-même, envers la Constitution et la solidarité ministérielle. Il a précisé que Monsieur le Président n'avait pas demandé à Son Excellence le ministre de la Défense de ne pas entrer dans la salle du Parlement ni de participer à la séance, et que ce qui circule à ce sujet est faux. Il a ajouté que les dispositions constitutionnelles ne font pas l'objet de débat, puisque le Premier ministre représente le gouvernement et parle en son nom. Ce qui s'est passé, c'est que je l'ai informé de cela, et il n'était plus nécessaire d'aucun autre commentaire des membres du gouvernement, a déclaré Monsieur le Président. Quant à l'affirmation selon laquelle le point de vue de l'armée aurait été ignoré dans la question de l'amnistie, a ajouté Monsieur le Président, c'est un mensonge. En effet, une note écrite à ce sujet a été présentée après mon accord au Parlement, et le point de vue de l'armée a été exprimé devant les commissions parlementaires par Son Excellence le ministre de la Défense.
Il a ajouté que personne n'a le droit de prétendre qu'on manque de respect à l'armée ou à ses martyrs. Vous êtes les meilleurs témoins de l'effort fourni par ce gouvernement pour assurer le soutien à l'armée, la doter de moyens, augmenter les salaires de ses soldats et officiers, et préserver son moral et sa dignité. Et dans l'intérêt de la protection de l'armée et de sa consolidation, a ajouté Monsieur le Président, mon souci principal reste de ne pas permettre aucune interprétation pouvant suggérer que l'armée est un camp au Liban ou en désaccord avec une partie quelconque du pays. Elle est l'armée de tout le Liban. Celui qui tient vraiment à l'institution militaire, et nous sommes en tête de file, doit cesser ces manœuvres viles à ce sujet. Le président du Conseil des ministres a conclu en disant : « Je réaffirme encore une fois que nous sommes un seul gouvernement, et non vingt-quatre gouvernements, et que nous sommes tous engagés envers le principe de solidarité ministérielle et de la Constitution dans ses moindres détails. »
Le Conseil des ministres a ensuite abordé l'ordre du jour de sa réunion, composé de points ordinaires et réguliers, dont certains avaient été reportés de la séance du 7/8/2026, et la majorité d'entre eux ont été adoptés.
Questions
Répondant à une question sur la date de la prochaine séance du Conseil des ministres, le ministre Mourad a déclaré : « Le Conseil des ministres ne tiendra pas de séances durant les deux prochaines semaines, cela a été convenu, et une séance spéciale sur l'environnement, ainsi que d'autres séances ordinaires, seront organisées au début de la période suivante, si Dieu le veut. »
Interrogé sur la raison de l'absence de Son Excellence la ministre de l'Éducation supérieure et de l'Enseignement, il a dit : « Je tiens à m'excuser aussi pour l'absence de Son Excellence la ministre de l'Éducation supérieure et de l'Enseignement, car nous n'avons pas abordé ce sujet en son absence. »
Répondant à une question, il a dit : « Oui, le décret numéro 3214 modifié a été adopté. »
Interrogé sur l'adoption du projet de modification, il a répondu : « Oui, la modification a été adoptée. »
Quant à la question sur ce que le Conseil des ministres a traité concernant le ministre de la Défense et l'armée, il a dit : « Tout ce que Monsieur le Président a expliqué, je vous l'ai rapporté mot pour mot. »
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