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Liban

Nasser al-Din : Le soutien à la santé mentale est une priorité. Si le sud saigne, tout le Liban saigne

Le ministre de la Santé, Rakan Nasser al-Din, insiste sur l'importance cruciale de la santé mentale dans le contexte des conflits, affirmant que si le sud du Liban souffre, tout le pays en pâtit. Il souligne les efforts du gouvernement pour élargir la couverture sanitaire et renforcer les services psychologiques.

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Nasser al-Din : Le soutien à la santé mentale est une priorité. Si le sud saigne, tout le Liban saigne
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Le ministre de la Santé, Rakan Nasser al-Din, a affirmé que « la guerre n’est pas seulement au feu ; elle a plusieurs facettes : sociale, culturelle, économique et psychologique », insistant sur « l’importance de l’aspect psychologique ».

Il a fait référence à la situation préoccupante en matière de santé mentale lors de son intervention à l’ouverture de la nouvelle unité psychiatrique au centre hospitalier spécialisée Chifa à Aarmon, notant que « les chiffres sont inquiétants », notamment « les signes alarmants observés chez les enfants dans les centres d’hébergement ainsi que chez certains adultes ». Il a confirmé que « la direction du ministère de la Santé s’engage pleinement dans le soutien à la santé mentale ».

Nasser al-Din a également abordé les couvertures sanitaires hospitalières et l’augmentation de la couverture à 100 % pour les non-assurés. Il a déclaré : « Lorsque nous avons augmenté ce taux, nous n’avons pas voulu faire de distinction entre Libanais, entre réfugiés et non-réfugiés ». Il a ajouté que « la plus grande partie des bénéficiaires provient des régions du nord, où le taux atteint 27 % ». Enfin, il a insisté sur le fait que « nous voulons la coopération dans ce pays ».

En matière de santé mentale, il a précisé : « Nous avons étendu les couvertures aux hôpitaux Chifa et à tous les établissements disposant d’un service de santé mentale. Grâce à toutes les décisions prises par le ministère, nous avons obtenu l’unanimité du Conseil des ministres malgré les tensions politiques, car le ministère agit sans discrimination ni favoritisme. C’est notre méthode, c’est notre éthique ».

Il a poursuivi : « Nous croyons en ce pays qui n’a pas de substitut, et que nous sommes les propriétaires de cette terre. La responsabilité sacrée du sang versé par les martyrs sur ce sol exige que nous restions, que nous consolidions nos institutions et que nous soutenions toutes les personnes au Liban, sans aucune distinction ».

Il a souligné que « si le sud saigne, tout le Liban saigne ». Il a rappelé « ce qui s’est produit il y a deux jours, avec la chute de onze martyrs et dix-neuf blessés en une seule journée ». Il a mentionné « deux voies possibles : l’une qui n’a pas abouti et ne mènera jamais à une solution pour le pays, et qui a entraîné durant 15 mois davantage d’agressivité et une occupation accrue du territoire. Nous ne comptons pas sur cette voie ».

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