Liban
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a mis en garde contre le risque d'entraîner le Liban dans de nouvelles aventures régionales, tout en condamnant fermement toute intervention militaire libanaise au Yémen.

Le président de la République Joseph Aoun a reçu le président du Conseil des ministres Nawaf Salam. Ils ont examiné la situation générale dans le pays et dans la région, ainsi que l'ordre du jour de la séance du Conseil des ministres prévue demain au Grand Sérail.
Après la rencontre, Salam a déclaré : « Face aux risques de reprise de la guerre dans la région, je réitère ma mise en garde contre le danger d'entraîner le Liban dans une nouvelle aventure absurde au service d'intérêts étrangers et de le jeter dans des affrontements dont il n'a pas le luxe de supporter les conséquences. Les Libanais, et particulièrement nos concitoyens du Sud, ont payé un lourd tribut en vies humaines, en moyens de subsistance et en maisons. Il est de leur droit de vivre en sécurité et de construire leur avenir loin du tourbillon des guerres, des déplacements forcés et des destructions. La protection du Liban est une responsabilité nationale qui exige de privilégier son intérêt supérieur sur tout autre calcul, et de s'engager à ce que la décision de guerre ou de paix relève exclusivement de l'État et de ses institutions constitutionnelles. Nous n'accepterons pas que soit imposé aux Libanais un destin qu'ils n'ont pas choisi, ni que leur patrie redevienne une arène pour les conflits d'autrui ; notre devoir est de préserver sa souveraineté, de protéger son peuple et de déployer tous les efforts pour lui épargner une nouvelle guerre. »
Il a ajouté : « Dans ce contexte, je dénonce et condamne avec la plus grande fermeté l'intervention de tout élément ou groupe libanais dans les affaires intérieures des frères arabes, notamment la conduite de toute activité militaire menaçant la sécurité et l'intégrité de leurs pays, comme cela a été récemment annoncé par le gouvernement du Yémen frère. Ces actions ne peuvent engendrer que des dommages pour le Liban et les intérêts de ses citoyens. Nous veillons scrupuleusement au respect de la souveraineté et de la sécurité de nos frères, ainsi qu'à la prévention de tout préjudice à leur égard, tout en aspirant à renforcer et développer nos relations avec eux sur des bases solides de confiance mutuelle. »



