Liban
L'ONU étudie les options de sa présence au Sud-Liban après la fin du mandat
Le sous-secrétaire général de l'ONU aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a discuté avec le président libanais Joseph Aoun des scénarios pour une éventuelle prolongation de la FINUL.

Le sous-secrétaire général de l'ONU aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a déclaré après sa rencontre avec le président de la République Joseph Aoun que "la réunion intervient à un moment crucial, car la situation sur le terrain dans le sud reste complexe, en raison de la poursuite des activités militaires et de leur impact sévère sur la population. Concernant l'avenir de la présence des Nations Unies, je pense que les discussions au Conseil de sécurité vont maintenant commencer, et il est important, voire nécessaire, que la voix du Liban soit entendue à ce sujet, en tant qu'État directement concerné par cette question".
Il a souligné que "notre objectif est de soutenir les efforts visant à rétablir la stabilité au Liban et dans la région, et à restaurer la pleine souveraineté libanaise. Nous estimons que les Nations Unies sont toujours en mesure de jouer un rôle dans ce cadre".
Jean-Pierre Lacroix a ajouté : "C'est précisément dans cette optique que le secrétaire général de l'ONU a présenté au Conseil de sécurité plusieurs options concernant la possibilité d'une continuité de la présence onusienne après la fin du mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Ces options ont été élaborées sur la base des échanges avec les autorités libanaises".
Il a estimé qu'il était "important, à ce stade, de suivre efficacement les discussions en cours au Conseil de sécurité et de parvenir au meilleur résultat pour le Liban et pour les perspectives de stabilisation".
Jean-Pierre Lacroix a insisté sur le fait que "ce sujet sera l'une des questions fondamentales abordées lors des discussions du Conseil de sécurité. Je répète que les options présentées par le secrétaire général restent sur la table".
Il a conclu : "Nous sommes conscients de la position du Liban, y compris le contenu de la lettre adressée aux Nations Unies, demandant une prolongation temporaire du mandat de la FINUL. Il est naturel que les positions des autorités libanaises soient entendues et prises en compte, car cela concerne l'État libanais, la sécurité du Liban et la restauration de sa pleine souveraineté. Bien entendu, nous devons également tenir compte de la nécessité que cette démarche contribue, en définitive, au renforcement de la sécurité dans la région".
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