Liban
Des sources libanaises et des responsables étrangers ont rapporté à "Reuters" que le désaccord croissant entre les hauts responsables libanais entrave les efforts saoudiens visant à aider les dirigeants du Liban à élaborer une position unifiée concernant des négociations historiques avec Israël.

Des sources libanaises et des responsables étrangers ont rapporté à "Reuters" que le désaccord croissant entre les hauts responsables libanais entrave les efforts saoudiens visant à aider les dirigeants du Liban à élaborer une position unifiée concernant des négociations historiques avec Israël.
Deux sources politiques libanaises éminentes et un responsable occidental informé ont précisé que l'envoyé saoudien au Liban, le prince Yazeed bin Farhan, s'était rendu à Beyrouth la semaine dernière pour encourager le président Joseph Aoun, le président du Parlement Nabih Berri et le Premier ministre Nawaf Salam à unifier leur position sur les pourparlers et à montrer leur unité à travers une réunion tripartite. Les deux sources éminentes ont rencontré bin Farhan.
Les trois sources ont indiqué que les arrangements pour la tenue de la réunion cette semaine avaient échoué avec l'escalade des tensions, après que Berri ait accusé Aoun publiquement d'avoir fait des déclarations sur les négociations qu'il a qualifiées de "peu précises, voire plus".
Aucune réponse n'a été reçue jusqu'à présent aux demandes de commentaires de "Reuters" auprès du bureau d'Aoun ou du Centre de communication gouvernemental saoudien. La présidence a indiqué dans un communiqué qu'Aoun avait rencontré Salam ce jeudi, sans mentionner Berri.
Une source du Golfe informée, les deux sources libanaises et le responsable occidental ont expliqué que le motif de l'intervention saoudienne auprès des dirigeants libanais était cet état d'instabilité, ainsi que la crainte d'une démarche précipitée du Liban vers la paix avec Israël.
Les quatre sources ont indiqué que bin Farhan avait cherché et obtenu des assurances que le Hezbollah ne chercherait pas à renverser le gouvernement libanais, et il a averti les dirigeants libanais la semaine dernière que les progrès de Beyrouth vers la paix avec Israël ne devaient pas dépasser ceux de l'Arabie Saoudite.
La position ferme de Riyad depuis longtemps est qu'elle ne signera les accords d'Abraham pour la normalisation des relations avec Israël que si une feuille de route menant à l'établissement d'un État palestinien est convenue.



