Liban
La République forte : la sécurité des Libanais est une ligne rouge !
Le bloc de la République forte et les Forces libanaises ont tenu une réunion présidée par Samir Geagea, exigeant le renvoi de l'affaire des explosifs de Dahr el-Baidar devant le Conseil judiciaire et dénonçant les retards dans le paiement des dettes à Électricité du Liban.

Le bloc de la République forte, dans ses composantes parlementaire et ministérielle, ainsi que le bureau exécutif du Parti des Forces libanaises, ont tenu une réunion hier soir, présidée par le chef du parti, Samir Geagea. Les participants ont examiné les développements divers, notamment le dossier des explosifs de Dahr el-Baidar soumis au Conseil judiciaire, et la question de l'électricité. Ils sont arrivés aux positions suivantes :
Premièrement : L'affaire des explosifs de Dahr el-Baidar contient tous les éléments rendant son renvoi devant le Conseil judiciaire inévitable, sans ambiguïté ni interprétation possible. D'une part, nous sommes face à une quantité énorme d'explosifs ; d'autre part, face à une organisation interdite, dont le gouvernement avait déclaré, le 2 mars dernier, l'interdiction immédiate de toutes ses activités sécuritaires et militaires, considérées comme illégales, en lui imposant de remettre ses armes à l'État libanais, tout en demandant aux appareils militaires et sécuritaires de prendre toutes les mesures immédiates nécessaires pour appliquer cette décision.
Étant donné que le Hezbollah a publiquement reconnu que ces explosifs lui appartenaient, défiant ouvertement la décision du gouvernement, se prétexter de l'attente de la fin des enquêtes pour justifier le non-renvoi du dossier au Conseil judiciaire n'est pas recevable, surtout que ces actes mettent en danger la sécurité du pays et des citoyens, constituent une menace pour la sécurité nationale, une violation de la souveraineté libanaise, un mépris de l'État et de ses décisions, et un nouveau coup porté à son prestige.
Les participants ont souligné que le renvoi de cette affaire au Conseil judiciaire doit se faire sans aucun retard, et que tout délai dans la prise de cette décision pose de sérieuses questions sur l'engagement du gouvernement à appliquer ses propres décisions et à préserver le prestige de l'État.
Deuxièmement : Les participants ont estimé que les tergiversations du gouvernement, notamment du ministère des Finances, dans le règlement des arriérés accumulés dus à l'État, sous toutes leurs formes, à Électricité du Liban, menacent de réduire les heures d'alimentation électrique dès le début de l'hiver, aggravant ainsi la souffrance des Libanais et leur imposant des charges supplémentaires qu'ils ne peuvent supporter.
Ils ont noté que le ministre de l'Énergie fait tout son possible pour augmenter les heures d'alimentation, mais que cet objectif reste inaccessible tant que le ministère des Finances ne procède pas au règlement des créances dues par l'État à Électricité du Liban.
Les participants ont exigé du gouvernement qu'il prenne des mesures claires, radicales et immédiates pour régler ces créances, avertissant que toute réduction des heures d'alimentation résultant de la poursuite des tergiversations rendra le gouvernement directement responsable de ses conséquences, surtout dans le contexte difficile des conditions de vie et économiques auxquelles font face les Libanais.
Troisièmement : Les participants ont souligné que la sécurité des Libanais est une ligne rouge, et qu'il leur suffit des malheurs et catastrophes subis à cause de l'implication du Liban dans une guerre destructrice basée sur des prétextes fallacieux, sans aucune considération pour les intérêts de l'État et du peuple libanais.
Ils ont également insisté sur le fait que garantir l'alimentation électrique est un droit fondamental des citoyens, une ligne rouge qui ne tolère aucune négligence ou abandon, et que le gouvernement doit assumer pleinement ses responsabilités, que ce soit pour protéger les Libanais et assurer leur sécurité, ou pour fournir les services essentiels garantissant un minimum de dignité dans la vie.
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