Liban
Salâm : Des machines médiatiques sèment le poison pour provoquer des divisions
Le bureau de presse du Premier ministre Nawaf Salâm dément les rumeurs concernant l'armée, la Banque du Liban et la société Intra Investment.

Le bureau de presse du président du Conseil des ministres, Nawaf Salâm, a publié le communiqué suivant :
« Depuis le retour du président du Conseil des ministres, Nawaf Salâm, de Washington à Beyrouth, certaines machines médiatiques et politiques s'activent à diffuser des rumeurs et à semer le poison entre les Libanais, en inventant des positions et en attribuant au président Salâm des propos qui ne sont pas les siens. Il s'agit d'une tentative manifeste de provoquer des divergences avec d'autres parties libanaises, notamment l'institution militaire, la Banque du Liban et la société Intra Investment.
Au vu de ce qui circule, le bureau de presse du président Salâm tient à clarifier les points suivants :
Premièrement : Concernant l'Armée libanaise
Tout ce qui est attribué au président Salâm concernant une critique de la hiérarchie de l'Armée libanaise lors de ses rencontres à Washington est faux. La position soulignée par le président Salâm dans toutes ses rencontres est la nécessité de soutenir les capacités de l'armée et de la renforcer pour accomplir ses missions, ainsi que la nécessité de mettre en place un mécanisme clair pour vérifier l'exécution de l'accord-cadre, garantissant l'engagement de toutes les parties envers leurs promesses.
Le président Salâm a confirmé qu'il est impossible de juger la performance de l'Armée libanaise dans l'exécution de l'accord avant la mise en place d'un mécanisme de vérification.
Par conséquent, tenter de présenter le président Salâm comme incitant contre l'institution militaire ou cherchant à exercer des pressions extérieures sur elle contredit totalement ses positions constantes en faveur de l'armée et de son rôle dans l'établissement de l'autorité de l'État sur l'ensemble de son territoire par ses propres forces, conformément aux accords de Taëf, à la déclaration ministérielle du gouvernement et à ses décisions.
Deuxièmement : Concernant l'article 95 de la Constitution
Les positions attribuées au président Salâm concernant un changement de confession du commandant de l'armée ou du gouverneur de la Banque du Liban relèvent de la fiction et n'ont aucun fondement.
Le président Salâm n'a pas dit à Washington ce qu'il ne dit pas à Beyrouth. Sa position officielle et constante est le respect de l'application de la Constitution. Le président Salâm n'a mentionné ni le commandant de l'armée ni le gouverneur de la Banque du Liban dans ce contexte lors de ses rencontres à Washington, contrairement à ce que certaines parties tentent de laisser entendre.
Troisièmement : Concernant la société Intra Investment
La société Intra Investment est une société anonyme dont les actions sont détenues par des actionnaires des secteurs public et privé. La Banque du Liban détient environ 35 % de son capital, tandis que le ministère des Finances détient moins de 10 %. Les autres actions appartiennent à des investisseurs privés du Liban, du Koweït et du Qatar, ainsi qu'à plusieurs actionnaires individuels.
L'élection et la composition du conseil d'administration de la société sont soumises aux dispositions du Code de commerce libanais et aux statuts de la société. Elles se font par l'exercice des droits légaux et de vote des actionnaires selon leurs parts respectives.
Ainsi, la composition du conseil d'administration n'est pas une décision gouvernementale, et le gouvernement ne peut intervenir en dehors de l'exercice des droits du ministère des Finances en tant qu'actionnaire, y compris le vote pour ses candidats et pour le candidat qu'il soutient à la présidence du conseil d'administration. Cette question sera examinée en temps voulu au sein du gouvernement.
Le même principe s'applique à la Banque du Liban, qui exerce ses droits en tant qu'actionnaire à hauteur d'environ 35 %, sans que cette participation, seule ou combinée à celle du ministère des Finances, ne constitue une majorité du capital social.
Par conséquent, tout ce qui circule concernant le soutien du président Salâm à un candidat spécifique à la présidence du conseil d'administration d'Intra, ou son opposition à un autre candidat, est faux. Ce sujet n'a pas encore été examiné au sein du gouvernement, et le président Salâm n'a pris aucune position concernant les noms évoqués ».





