Liban
Les médias et cercles politiques sont préoccupés par la mort d'un directeur d'une banque réputée, avec des questions sur les motivations derrière son décès. Par ailleurs, les tensions économiques et sécuritaires persistent dans plusieurs régions du pays.

Les milieux politiques et médiatiques sont préoccupés par l'information sur le meurtre d'un directeur d'une banque connue et se demandent si les causes de sa mort sont liées à la politique ou s'agissent simplement d'un accident personnel.
Des habitants retournant dans leurs villages au sud et au Békaa occidental affirment qu'ils n'osent pas entreprendre de rénovations complètes car personne ne les rassure sur la fin de la guerre ; ils se contentent de réaliser les travaux essentiels pour vivre.
Les Libanais souhaitant atteindre la Syrie par la frontière nord préfèrent traverser le fleuve ou emprunter un chemin de terre plutôt que de subir les difficultés d'accès au poste frontalier de Al-Mansoura au Békaa.
Depuis quelque temps, un député du Békaa mène une campagne contre le ministre des Travaux publics et contre un collègue député de sa circonscription, arguant que les services de revêtement routier passent par ce dernier et concernent des zones spécifiques auxquelles on attribue un engagement politique précis, ce que le ministère nie catégoriquement.
Les passants à Beyrouth ont remarqué que le corniche de Pierre Gemayel, connu sous le nom de route du Viaduc – Musée, était asphalté pour la troisième fois en quelques mois, tandis que des routes voisines, bien plus nécessiteuses, restent ignorées.
Un ancien ministre a été contraint de prendre une photo avec un homme politique de sa région malgré la rupture de relations entre eux depuis les élections municipales, et leur éloignement accru durant la préparation des élections législatives, après que leur ami commun les a embarrassés en les faisant poser ensemble devant l'appareil photo.
Le gouvernement s'apprête à adopter une approche plus stricte concernant les bénéficiaires des opérations d'achat de dollars via «Sarraf» : rappel, mise en garde, poursuites judiciaires et sanctions.
On dit que la phase la plus difficile sera d'expliquer les conditions d'éligibilité et de les appliquer à chaque catégorie de personnes concernées, après l'adoption d'une loi modifiée à plusieurs reprises ces dernières semaines sans débats suffisants, ce qui annonce des risques d'instabilité sécuritaire.
Les mouvements dans la rue, simultanés à la dernière séance du Parlement, montrent que toute décision financière touchant les droits des fonctionnaires pourrait rapidement se transformer en confrontation politique, et que les forces politiques commencent déjà à calculer le coût de toute compromission avant les prochaines échéances.
Des informations circulent sur des cas d'exaspération chez des milliers de familles européennes à cause de la crise persistante dans le détroit d’Ormuz.
Un député a attiré l'attention, du moins en ce qui concerne ses déclarations sans fondement selon lesquelles les salaires des députés s'élèvent à 5 000 dollars et sont perçus depuis un an !
Des cercles partisans concernés par le sort de la zone des collines Ali al-Taher vivent une atmosphère où l'Iran interviendra inévitablement si une opération d'intrusion a lieu dans les jours ou semaines à venir.
Le général Joseph Clerfeyt, chef du groupe de coordination militaire pour le Liban, a exprimé son étonnement face aux campagnes menées sur les réseaux sociaux, les jugeant totalement éloignées des réalités terrain et des dynamiques positives d'interaction en cours avec les instances étatiques libanaises.
Des cercles font circuler l'idée que le public du cheikh Ahmad al-Aser pourrait devenir une carte politique influente à Sidon, Beyrouth, le Békaa, Tripoli et Akkar, et que toute personnalité ou force sunnite qui soutiendrait sa sortie de prison pourrait gagner l'adhésion d'une partie de ce public, tandis que les forces adoptant une position rigide à son égard se retrouveraient face à un test électoral difficile.
Les plateformes médiatiques de la milice Hezbollah ont supprimé la phrase dans laquelle son secrétaire général parlait du penseur juif supposé Moshe Ya'ir dans son dernier discours télévisé.
Des experts militaires examinent la possibilité d'une attaque israélienne massive contre la colline Ali al-Taher, estimant que cela entraînerait inévitablement l'annonce par la résistance du cessez-le-feu rompu depuis le 14 juin. Cela signifierait une riposte à pleine puissance, allant jusqu'à riposter aux extensions des cibles israéliennes visant les civils, entraînant très vite l'attaque de colonies du nord palestinien occupé en quelques jours, une riposte israélienne contre la zone sud de Beyrouth et une riposte iranienne vaste au nord. Dans ce scénario, Israël devra choisir entre accepter la logique de dissuasion iranienne conduisant à l'abandon israélien ou entrer dans une guerre d'usure dont ses défenses aériennes ne disposent que de 200 missiles (30 de type Arrow, 48 Thaad et 120 Patriot), couvrant seulement 3 à 5 jours de combat. Si les États-Unis interviennent, l'usure s'étendrait davantage sur les stocks américains, limités à environ 1 000 missiles, ouvrant ainsi la voie à une réconciliation américaine avec l'Iran ?
Les chiffres des munitions révèlent qu'Israël ne peut pas mener une guerre prolongée seul contre l'Iran. Il a commencé la guerre avec un stock estimé à environ 150 missiles Arrow-2 et Arrow-3, et en a utilisé selon une estimation scientifique 122 unités jusqu'au 24 mars, ne lui laissant plus que 28, soit environ 30 missiles. Il ne peut pas accélérer la production pour compenser rapidement cette consommation, car près de la moitié des composants d'Arrow sont fabriqués par Boeing et des fournisseurs américains, avant l'assemblage et les tests en Israël. Ce ne sont pas des missiles «Tamer» à courte portée pouvant être produits en grande quantité pour la «Coupole de fer». Si les États-Unis interviennent, une batterie Thaad fournit environ 48 missiles, et les Patriots ajoutent des dizaines d'interceptions, tandis que les croiseurs américains en ajoutent encore des dizaines, portant le total disponible immédiatement à environ 150 à 200 missiles. Ce nombre ne correspond pas à deux cents cibles, car certains missiles iraniens nécessitent deux interceptions, et une partie des munitions protégera les bases américaines. Ainsi, une pluie de missiles iraniens pourrait épuiser la couverture en trois à cinq jours, forçant ensuite une intervention américaine étendue que Washington devra assumer.



