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Washington intensifie la pression sur Israël pour un retrait du sud-Liban

Les États-Unis exercent une pression croissante sur Israël afin qu'il retire ses troupes du sud du Liban, malgré la volonté de Netanyahu de maintenir une zone de sécurité.

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Washington intensifie la pression sur Israël pour un retrait du sud-Liban
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Selon le Wall Street Journal, Israël subit une pression accrue de la part des États-Unis pour retirer ses forces du Liban, alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu cherche à conserver une zone de sécurité sur le territoire libanais.

Le journal cite une source indiquant que parmi les propositions envisagées figure la mise en place de projets pilotes permettant à Israël de retirer ses troupes de zones limitées dans le sud du Liban, lesquelles seraient ensuite occupées par l’armée libanaise.

Un haut responsable américain a confirmé que Washington soutient cette approche.

Les soldats israéliens stationnés au Liban se retrouvent pris entre des restrictions américaines limitant leurs opérations militaires et des pressions internes pour poursuivre le combat contre le Hezbollah soutenu par l’Iran, les plaçant dans une zone grise susceptible de raviver les hostilités et de menacer la trêve entre Washington et Téhéran.

Téhéran a conditionné la fin des combats au Liban dans le cadre de l’accord de paix préliminaire signé avec le président Trump la semaine dernière, ce qui a creusé un écart d’objectifs entre les États-Unis et Israël après des années de coordination étroite contre l’Iran. Ce désaccord a tendu les communications téléphoniques entre Trump et Netanyahu ces dernières semaines.

Michael Milstein, ancien officier du renseignement israélien, a déclaré : « C’est un dilemme que nous avons créé nous-mêmes. Vous vous retrouvez dans une situation où vous ne pouvez pas vous retirer car cela nuit à la dissuasion et aux intérêts sécuritaires, mais en même temps vos mains sont liées. »

Donald Trump tente de mettre fin au conflit entre Israël et le Hezbollah avant les élections de mi-mandat, tandis que Netanyahu fait face à des pressions internes de ses alliés et opposants pour poursuivre sa campagne contre le Hezbollah avant les élections d’automne.

Le Hezbollah a commencé à lancer des roquettes à travers la frontière après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran, ce à quoi Israël a répondu en déployant ses forces et en contrôlant une bande de six miles à l’intérieur du Liban, qu’elle qualifie de zone de sécurité.

Cette mesure s’inscrit dans une nouvelle doctrine défensive visant à éloigner les menaces de ses frontières, stratégie similaire à celle appliquée à Gaza et en Syrie après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.

Des responsables militaires israéliens expliquent que cette zone tampon a été initialement conçue pour tenir les missiles antichars du Hezbollah hors de portée des villes israéliennes, mais que les drones explosifs peuvent désormais parcourir des distances beaucoup plus longues, devenant une cause majeure de pertes humaines parmi les soldats.

Des analystes militaires avertissent que les soldats postés dans des positions fixes sont devenus des cibles vulnérables.

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