Coupe du Monde 2026
L'Égypte se prépare à sa quatrième participation en Coupe du Monde, forte de moments marquants comme la trilogie de titres africains et le but décisif de Salah en 2017.

L'équipe nationale égyptienne, surnommée les "Pharaons", s'apprête à disputer sa quatrième Coupe du Monde, après des participations en 1934, 1990 en Italie, puis en 2018 en Russie. Cette prochaine édition représente une occasion idéale pour le sélectionneur et ses joueurs de démontrer leur progression et leur capacité à affronter divers styles de jeu.
Le sélectionneur aborde cette phase avec un enthousiasme manifeste, visant à surpasser la performance de 2018 en Russie. L'objectif est d'atteindre pour la première fois de son histoire le deuxième tour, profitant de l'extension du tournoi à 48 équipes. Cette nouvelle formule permet aux deux premiers de chacune des 12 poules, ainsi qu’aux huit meilleurs troisièmes, de se qualifier pour la phase suivante.
Au fil des années, l'Égypte a forgé de nombreux souvenirs exceptionnels dans le football, qui dépassent le simple cadre des résultats. Ces instants, empreints de détermination et de défi, ont marqué les supporters et inspiré les générations futures, confirmant la capacité des Pharaons à revenir avec force malgré les obstacles.
Avant la Coupe du Monde 2026, cinq moments clés illustrent le parcours mondial et continental de l’Égypte. Le premier remonte aux Jeux olympiques d'Amsterdam en 1928, où l’équipe a terminé quatrième. À cette époque, les Jeux étaient placés sous l’égide de la FIFA, avant la création de la première Coupe du Monde en 1930 en Uruguay.
Lors de ces Jeux olympiques, l’Égypte a surpris en battant largement la Yougoslavie 7-1 au premier tour, puis en éliminant le Portugal 2-1 en quarts de finale. Elle a toutefois été battue 6-0 par l’Argentine en demi-finale, puis a perdu la petite finale contre l’Italie, manquant ainsi la médaille de bronze.
Un autre moment historique est la première participation de l’Égypte à une Coupe du Monde en 1934 en Italie, marquant la première présence arabe et africaine dans la compétition. Les Pharaons ont affronté la Hongrie au stade Giorgio Ascarelli à Naples. Malgré deux buts de leur star Abdelrahman Fawzy, ils se sont inclinés 4-2 face à l’une des meilleures équipes mondiales de l’époque.
Après plus d’un demi-siècle d’absence, l’Égypte est revenue sur la scène mondiale sous la direction de son entraîneur légendaire Mahmoud El-Gohary, qui a conduit la sélection à la qualification pour le Mondial italien de 1990. Ce parcours difficile en éliminatoires s’est conclu par un duel intense contre l’Algérie : un nul 0-0 à Constantine, puis une victoire 1-0 au Caire grâce à une tête remarquable de Hossam Hassan, actuel sélectionneur, qui est le premier Égyptien à avoir participé à la Coupe du Monde à la fois comme joueur et entraîneur.
Après une nouvelle longue période d’absence d’environ trente ans, l’Égypte a dominé le continent africain en remportant quatre Coupes d’Afrique des nations. Le premier sacre est intervenu en 1998 sous la houlette de Mahmoud El-Gohary, suivi d’une trilogie historique de titres consécutifs en 2006, 2008 et 2010, avec Hassan Shehata à la tête de l’équipe.
Notamment, les adversaires battus en finale lors de ces quatre titres étaient des sélections qualifiées pour la Coupe du Monde, mais plus souvent que l’Égypte elle-même : l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Cameroun.
Enfin, l’un des instants les plus mémorables du football égyptien récent est le cri de Mohamed Salah, attaquant de Liverpool, en novembre 2017. Après avoir chuté au sol, dévasté par le but égalisateur 1-1 concédé face au Congo-Brazzaville lors du dernier match des qualifications au stade Borg El Arab d’Alexandrie, Salah s’est relevé pour transformer un penalty dans les derniers instants. Ce but a offert la victoire 2-1 à l’Égypte, mettant fin à une disette de 28 ans sans qualification pour la Coupe du Monde, et assurant la présence des Pharaons au Mondial 2018 en Russie.



