Culture & société
Tumeur cérébrale : une marathonienne confondait les maux de tête avec la
Emily Bahan, coureuse d'endurance, a découvert une tumeur cérébrale après avoir attribué ses céphalées à un manque d'eau durant son entraînement.

Une athlète préparant le marathon d'Edimbourg a vu sa vie basculer lorsqu'elle a appris que ses maux de tête persistants n'étaient pas dus à une simple déshydratation, mais à une tumeur cérébrale de la taille d'une orange. Emily Bahan, responsable de cours en nucléaire, avait commencé à souffrir de céphalées sourdes en janvier 2025, alors qu'elle intensifiait sa préparation physique.
Consciente de l'importance de l'hydratation pour ses performances, elle augmentait déjà sa consommation quotidienne d'eau d'un litre à deux ou trois litres. Malgré cette adaptation, les douleurs récurrentes, survenant jusqu'à trois fois par semaine, ne disparaissaient pas. Son programme d'entraînement comprenait trois séances de renforcement musculaire hebdomadaires et des courses pouvant atteindre 24 kilomètres plusieurs fois par semaine.
Des crises épileptiques comme déclencheur
La situation s'est aggravée le 21 mars, lorsque Emily a été transportée d'urgence à l'hôpital après une crise convulsive, initialement attribuée au norovirus. Cet épisode faisait suite à une première crise survenue en mars 2025, jugée liée à une grippe. Pour écarter l'hypothèse de l'épilepsie, une imagerie par résonance magnétique (IRM) a été prescrite, révélant une masse anormale dans le cerveau.
Le diagnostic est tombé le 7 juin, date de l'examen. La radiologue a immédiatement alerté l'équipe médicale, envoyant la patiente aux urgences pour une consultation urgente. L'IRM a confirmé la présence d'un astrocytome diffus de grade II, mesurant 4,5 centimètres. Cette découverte a mis fin à ses espoirs de courir le marathon prévu en mai 2026.
Intervention chirurgicale et récupération
Une opération a eu lieu le 7 août pour prélever des tissus et retirer la partie accessible de la tumeur. En raison de la localisation de la masse, proche de la zone contrôlant les mouvements du côté gauche, une ablation complète était impossible sans risque de paralysie permanente. Au réveil, Emily présentait une hémiplégie gauche totale, nécessitant un apprentissage nouveau de la marche et de l'utilisation de son bras.
Un suivi médical rigoureux est désormais en place. Un traitement médicamenteux débutera en octobre pour ralentir la croissance résiduelle de la tumeur. Une nouvelle IRM est programmée pour janvier 2027 afin d'évaluer l'étendue exacte de la résection chirurgicale. Emily souligne que l'inactivité physique n'était pas en cause, rappelant qu'elle allait à la salle de sport quotidiennement.
Elle encourage vivement toute personne ressentant des symptômes inhabituels à consulter rapidement, plutôt que d'attribuer ces signes à des causes bénignes comme la fatigue ou la déshydratation. Son parcours illustre la nécessité de « faire confiance à son instinct » face aux signaux corporels, même chez les individus très actifs.
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