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Ferrari a présenté la Luce, son premier modèle entièrement électrique, suscitant des réactions mitigées et une baisse de ses actions en bourse.

Le constructeur italien de voitures de sport de luxe Ferrari a levé le voile sur la Luce, sa première voiture électrique intégrale.
Ce nouveau design a provoqué un large débat sur les réseaux sociaux, certains saluant l’esthétique tandis que d’autres ont exprimé leur déception, jugeant que le style ne correspondait pas à la réputation de la marque. Cette controverse a également affecté les investisseurs, entraînant une baisse des actions de Ferrari lors de l’ouverture des marchés mardi.
Selon Pierre-Olivier Essig de la société AIR Capital, l’apparence de la Luce est un « hybride combinant le style des Honda Accord et des Tesla Model 3 électriques ».
La Luce dispose d’un habitacle pouvant accueillir cinq personnes, avec un design atypique pour Ferrari, conçu par Jony Ive, ancien directeur du design chez Apple.
La voiture atteint une vitesse maximale de 310 km/h et accélère de 0 à 100 km/h en seulement 2,5 secondes. Son prix est fixé à 559 000 euros, soit environ 647 000 dollars.
La stratégie de Ferrari prévoit que les modèles électriques représentent 20 % de ses ventes d’ici 2030, tandis que les véhicules à moteur thermique constitueront 40 % et les hybrides 40 % également. Actuellement, la marque vend moins de 14 000 voitures par an. La rareté et le prix élevé sont des éléments clés de son modèle économique, Ferrari étant le plus grand constructeur automobile européen en termes de capitalisation boursière.
Le Wall Street Journal a souligné que la revente des voitures électriques pourrait représenter une faiblesse pour Ferrari, car leur valeur diminue plus rapidement que celle des véhicules à essence. Le marché de l’occasion est crucial pour la marque italienne, qui indique que près de 90 % de toutes les voitures qu’elle a produites circulent encore sur les routes.



