Divers
Prison pour un père ayant menacé ses enfants avec un couteau
Un homme a été condamné à huit ans et trois mois de prison en Turquie après avoir menacé ses enfants avec une arme blanche lors d'un appel vidéo.

La justice turque a prononcé une peine totale de huit ans et trois mois de réclusion criminelle à l'encontre de Şiyar Alpaslan, âgé de 31 ans. Cette décision intervient après la résolution d'un conflit de compétence entre plusieurs juridictions concernant les faits reprochés à cet habitant d'Izmir.
Le tribunal a retenu deux infractions distinctes : des blessures volontaires sur mineur, punies par deux ans et trois mois d'emprisonnement, ainsi que des menaces armées contre son épouse, sanctionnées par six ans de détention. Aucune réduction de peine n'a été accordée au prévenu lors du verdict final.
Détails de l'incident familial
Les événements remontent au 18 novembre 2024. Fatma C., alors en cours de divorce, s'était rendue à Burdur après avoir confié leurs deux enfants, âgés de sept et trois ans, à leur père. Lors d'un appel vidéo, Şiyar Alpaslan aurait placé une lame contre le cou des mineurs pour menacer sa conjointe.
Alertée par la victime, la police a interpellé l'homme dans le district de Karabağlar. Les enfants ont été temporairement placés sous protection étatique avant d'être restitués à leur mère suite aux vérifications d'usage. L'accusé a été maintenu en détention provisoire dès le début de la procédure judiciaire.
Conflit de juridiction et accusations
L'affaire a connu des rebondissements procéduraux complexes. Initialement instruite par le tribunal correctionnel d'Izmir, qui estimait les faits constitutifs d'une tentative de meurtre, la dossier a été transféré vers la cour d'assises. Cette dernière a renvoyé l'affaire vers le tribunal correctionnel, jugeant qu'il s'agissait uniquement de menaces.
Cette impasse a conduit la chambre pénale de la Cour d'appel régionale d'Izmir à trancher. Elle a ordonné que la qualification retenue soit celle de tentative de meurtre, renvoyant définitivement le procès devant la dix-huitième cour d'assises d'Izmir. Durant cette période, le couple a officiellement divorcé.
Comportement en détention et défense
Une première libération conditionnelle assortie d'une assignation à résidence avait été accordée en décembre 2025. Le parquet et les avocats de la partie civile ont fait appel, obtenant le rétablissement de la détention ferme. La cour a estimé que les mesures alternatives étaient insuffisantes pour garantir la sécurité des victimes.
Par ailleurs, Şiyar Alpaslan a écopé de quatre ans et onze mois de prison supplémentaires dans un autre dossier. Il avait menacé son ex-épouse par téléphone depuis sa cellule, impliquant également sa propre mère, condamnée à un an et demi de réclusion pour complicité ou recel selon les termes de l'accusation.
Lors de l'audience finale, tenue via visioconférence, l'accusé a nié les faits. Il a affirmé avoir élevé seul les enfants pendant deux ans sans pouvoir les voir actuellement, rejetant la responsabilité sur son ex-conjointe. Le procureur avait requis une condamnation pour blessures simples sur enfant et menaces envers l'épouse.
Dernières actualités

Real Madrid proche de s'offrir JJ Gabriel face à Barcelone

Apple HomePod mini 2 : Siri AI absente au lancement

Le Premier ministre examine la situation de Chabaa et confirme le soutien de l'État à la frontière sud


